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Khalifa Sall en jugement correctionnel jeudi prochain: Ses partisans crient leur indignation


Rédigé par leral.net le Samedi 9 Décembre 2017 à 09:59 | | 0 commentaire(s)|

Les partisans de khalifa Sall ne se font plus d'illusion. Ils savent, maintenant, que leur mentor sera à la barre, probablement jeudi prochain. Ainsi, dans un communiqué parvenu hier à "Enquête", la cellule de communication du maire de Dakar regrette ce qu'elle qualifie d'emballement de la machine judiciaire, pour condamner le socialiste en dissidence. Dans le document, il est dénoncé "l'impensable rapidité avec laquelle le dossier a été traité, dans le seul but de rendre inéligible le député-maire de la ville de Dakar, Khalifa Ababacar Sall, avant 2019".

Les soutiens de l'édile de la capitale ne comprennent pas que la défense de celui-ci puisse apprendre par voie de presse, le renvoi de leur client devant le tribunal. Une décision qui, selon eux, est prise en violation flagrante de la loi. D'après le communiqué, les conseils de Khalifa Sall avaient adressé une note, le 8 décembre 2017, au Doyen des juges, avec copie au procureur, pour protester contre un renvoi en correctionnel, sachant qu'un recours est pendant devant la chambre d'accusation.

"Sur le plan légal, il y a une impossibilité absolue de clôturer l'instruction à ce stade puisque, entre autres procédures pendantes, nous avons relevé appel de votre ordonnance portant refus d'ordonner une expertise. Nous vous rappelons que l'article 149 du Code de procédure pénale prévoit expressément que la décision du juge d'instruction de ne pas faire droit à une demande d'expertise, est susceptible d'appel", relevaient-ils dans la note. Aussi, selon les proches du maire de Dakar, tout renvoi est synonyme de violation des droits du présumé coupable. "Il (le juge d'instruction) vous est matériellement impossible de prendre une ordonnance de clôture qui ne peut pas être prise sans examen du dossier de la procédure", ont-ils fait remarquer.

A cela s'ajoutent deux faits qui, à leur yeux, confortent la thèse d'une "machine judiciaire qui brûle les étapes de la procédure". Il s'agit du dépôt et de l’enregistrement, le 8 décembre, au greffe du tribunal, de l'acte d'appel contre l'ordonnance de refus d'autorisation de consigner et de celui de refus de désignation d'expert et d'audition de personnes rendus respectivement le 7 et le 4 décembre. Soit 24 heures après pour le premier et quatre jours après, pour le deuxième.





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