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« L’Africain le plus diplômé du Cap au Caire » ne brûlera pas le Sénégal !


Rédigé par leral.net le Jeudi 19 Juillet 2018 à 11:14 | | 0 commentaire(s)|


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Né en 1926 à Kébémer, vous étiez le président de la République du Sénégal de 2000 en 2012. Vous aviez créé le Parti démocratique sénégalais en 1974. Vous êtes aussi titulaire de deux doctorats, en droit et en économie. Vous vous êtes présenté pour la première fois aux élections présidentielles en 1978 contre le Président Senghor et vous aviez perdu ces élections avec 17,8% des voix contre 82,2% des voix pour le président Senghor. Vous aviez fini second derrière le président Diouf en 1983, 1988 et en 1993.

Aux élections de 2000, vous aviez fini second encore derrière le président Diouf avec 30,97% des voix contre 41,33% pour le président Diouf. Vous aviez forcé le second tour que vous aviez gagné avec l’aide de la coalition avec 58,49% des voix contre 41,51% pour le président Diouf.

Et là, vous avez appelé « la jeunesse à se rendre au ministère de l’Intérieur et dans les gouvernances pour s’emparer et bruler les listes électorales ne comportant pas les noms de ces deux candidats », en l’occurrence votre fils Karim Meissa Wade et Khalifa Ababacar Sall, maire de la ville de Dakar.

Doit-on blâmer ces propos sur votre âge avancé (92 ans) ou doit-on les prendre au sérieux ?
Vous aviez été élu à l’âge de 74 ans, l’âge auquel le président Senghor avait quitté le pouvoir avant la fin de son mandat.
Monsieur le président, vous avez déjà BRULE notre pays et nous ne vous laisserons pas le BRULER une deuxième fois.
Vous aviez dirigé ce pays pendant douze ans et vos réalisations sont encore visibles. Monsieur le président, le mythe s’est effondré car vous aviez montre vos limites. Nous ne sommes pas amnésiques et nous nous rappelons de la manière dont vous aviez dirigé ce pays pendant douze longues années.

Monsieur le président, vous rappelez-vous quand vous demandiez combien d’entre nous, élèves, étudiants, et personnes avec peu ou sans qualification, étions sans emploi ?

Monsieur le président, vous rappelez-vous la marche des imams de Guédiawaye à cause des factures trop élevées malgré les délestages incessants ? Votre ministre de l’Energie à l’époque, reconnut que sur 720.000 factures environ 159.000 comportaient des anomalies (Le Quotidien du 11 décembre 2008).

Monsieur le président, vous rappelez-vous la marche de Kédougou qui dénonçait la cherté de la vie et la spéculation foncière ? Je vais en profiter si vous me le permettez, Monsieur le président, pour rappeler l’évolution des prix de denrées (L’Obs du 16 mai 2007). Le kilogramme de riz qui coutait 140 Francs CFA est monté à 240 Francs CFA en 2008. Le kilogramme de viande de mouton qui coûtait 1200 Francs CFA en 2000 coutait 2580 Francs CFA en 2007. La bouteille de gaz de 6 kilogrammes qui coutait 1495 Francs CFA en 2004 coutait 3109 en 2007 et celle de 12 kilogrammes qui coutait 3615 Francs CFA en 2004 coutait 7165 Francs CFA en 2007. Le prix du sac de riz de 50 kilogrammes est passé de 9500 Francs CFA à 17.000 Francs CFA à Dakar et 20.000 Francs CFA dans les autres régions du pays.

Monsieur le président, ils avaient marché pour décrier la cherté de la vie et ça a causé la mort d’au minimum un homme par balle et de l’arrestation de 21 personnes condamnées puis graciées.

Monsieur le président, vous rappelez-vous le 36e Sommet de l’OUA ? Vous aviez dit en cette occasion : « Un chef d’Etat doit être un acteur du développement et non un homme de dossiers. Un Bongo, un Diouf ou un Bedié sont certes des présidents mais force est de constater qu’ils manquent d’imagination ». De l’imagination vous en aviez beaucoup. Je me rappelle qu’avant d’être élu, vous nous aviez promis d’inventer une machine à faire le mafé, de l’installation des TGV et des centrales nucléaires.

Monsieur le président, vous rappelez-vous quand vous aviez dit : « En fait, un ambassadeur c’est quoi ? Il lui suffit d’avoir ma confiance je peux nommer qui je veux, même mon chauffeur ».

Monsieur le président, vous rappelez-vous quand vous aviez dit à votre premier gouvernement dirigé par Idrissa Seck : « Je sais que vous êtes tous intelligents. Mais ce que je vous demande, c’est de comprendre ma pensée et d’accompagner mon action. Je ne vous demande pas de réfléchir. Subséquemment, vous aviez viré Monsieur Decroix de ses fonctions car disiez-vous : « voilà, il est incapable depuis qu’il a été nommé, de gérer mon image ».

Monsieur le président, vous rappelez-vous quand on vous demanda le statut de Dakar Dem Dikk ? Vous aviez dit : « J’ai acheté de ma poche les bus. Qu’est-ce que vous voulez ? Des bus qui marchent ou quoi ? Occupez-vous de l’état des bus et non la configuration du capital de la société. Vous n’êtes pas des policiers ni enquêteurs ».

Monsieur le président, vous rappelez-vous quand sous votre régime, 12 Sénégalais ont été assassinés et qu’aucun procès n’a été organisé pour situer les responsabilités ? Paix à leurs âmes. Votre prédécesseur avait pris ses responsabilités quand Baba Ndiaye fut détenu et torturé à mort au commissariat du IVe arrondissement. Les trois policiers furent arrêtés et condamnés, la police entama une grève qui causa la radiation de 94 commissaires de police, 14 officiers de paix supérieurs, 201 officiers de police, 42 officiers de la paix, 383 inspecteurs de police, 101 sous-officiers de la paix et 5430 gardiens de la paix. (http://documentation.sorbonne-universites.fr)

Monsieur le président, vous rappelez-vous le 31 décembre 2010, quand vous aviez dit : « Ne voyez-vous pas que les paysans au Sénégal sont en train de devenir des industriels ? ». Rien n'a changé à ce jour sur leurs conditions de vie.

Monsieur le président, vous rappelez-vous le 31 décembre 2011 quand vous aviez dit qu’en 2012, on verrait le lancement de notre compagnie intérieure Air Téranga pour assurer les vols domestiques entre capitales régionales, voire départementales ? Vous aviez aussi parlé du projet d’un train ultra-rapide sans chauffeur qui relierait AIBD à la capitale.

Monsieur le président, nous faisions partie des pays les moins avancés et nous en faisons toujours partie, et je me demande comment vous aviez pu dépenser plus de 25 milliards de Francs CFA pour un tunnel sur la corniche ouest ; les 52 milliards pour la construction des villas dites présidentielles du Méridien Président ; les 20 milliards dans l’affaire SUDATEL. Monsieur le président, saviez-vous combien d’hôpitaux et d’écoles pouvaient être construits avec cet argent ?

Monsieur le président, en tant « qu’Africain le plus diplômé du Cap au Caire » je ne comprends toujours pas le contrat signé entre l’Etat du Sénégal et le groupe Eiffage. Saviez-vous que l’état du Sénégal a financé 181,5 milliards de Francs CFA sur les 306,5 milliards du financement public ? Saviez-vous aussi que le groupe Eiffage Sénégal n’a financé que 20,8 milliards de Francs CFA sur les 61 milliards de Francs CFA du financement privé ? Saviez-vous enfin que la SENAC est responsable de l’exploitation de l’autoroute jusqu’en 2039 ?

Monsieur le président, et le 23 Juin 2011 ?
Monsieur le président, la déclaration de Nelson Mandela lors du procès de Rivonia en 1964 me faisait toujours penser à vous. Il disait : « Au cours de ma vie, je me suis entièrement consacré à la lutte du peuple africain. J'ai lutté contre la domination blanche, et j'ai lutté contre la domination noire. Mon idéal le plus cher a été celui d'une société libre et démocratique dans laquelle tous vivraient en harmonie et avec des chances égales. J'espère vivre assez longtemps pour l'atteindre. Mais si cela est nécessaire, c'est un idéal pour lequel je suis prêt à mourir ».

Monsieur le président, que Dieu protège et bénisse le Sénégal !




Mohamed Dia
Consultant Bancaire
Email : mohamedbaboyedia@gmail.com