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L'Ethiopie offre des funérailles nationales à Meles Zenawi

Rédigé par leral.net le Dimanche 2 Septembre 2012 à 16:05 | | 0 commentaire(s)|

L'Ethiopie organise ce dimanche 02 septembre des funérailles nationales pour Meles Zenawi. Les premières pour un dirigeant éthiopien en plus de 80 ans. Les funérailles de Meles Zenawi, décédé le 20 août à 57 ans, débuteront dans la matinée au coeur de la capitale éthiopienne Addis Abeba. Après la place Meskel, le cortège funèbre prendra la direction de la cathédrale de la Sainte-Trinité où le Premier ministre sera enterré aux côtés du Négus Haïlé Sélassié. De nombreux chefs d'Etat africains assisteront aux obsèques. Samedi, ils se sont rendus au Palais national d'Addis-Abeba pour s'incliner devant le cercueil de leur pair et lui ont rendu un hommage unanime.


L'Ethiopie offre des funérailles nationales à Meles Zenawi
Les délégations de nombreux pays se sont succédé toute la journée de samedi pour signer le livre d’or, se recueillir devant le cercueil et aller ensuite serrer les mains et présenter les condoléances aux proches et membres de la famille, assis sous une grande tente blanche.

Vers le milieu de l’après-midi, une pluie persistante remplace le ciel bleu. C’est à ce moment là que plusieurs chefs d’Etat arrivent. Le président tanzanien Jakaya Kikwete tient à lui rendre hommage :

« C’était un homme qui respectait ses promesses. C’est le genre de dirigeant à qui l’on pouvait faire confiance. Il disait ce qu’il pensait. On savait à quoi s’attendre. On pouvait toujours savoir que sur cette question Meles nous soutiendrait et que sur cette toute autre affaire non. Meles a vécu sa vie, essayons de vivre ce qu’il a laissé en héritage ».

Peu de temps après, c’est le tour du président rwandais Paul Kagame : « Nous ressentons un sentiment de perte immense. C’était un ami, un frère, un dirigeant, un grand combattant pour la liberté, pas seulement pour le peuple éthiopien mais aussi pour l’Afrique ».

Vers 17h00, le président soudanais Omar el-Béchir visé par un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale, apparaît vêtu d’un costume noir et abrité sous un parapluie. Son homologue sud-soudanais Salva Kiir s’est présenté, lui, plutôt ce matin. Meles Zenawi était un des rares chefs d’Etat à avoir des liens avec les deux pays, tentant de les faire négocier. Malgré la meute de journalistes qui l’assaillent de questions, Omar el-Béchir s’empresse de quitter les lieux après avoir présenter ses condoléances.

Un «héros» du continent

A Addis Abeba, l'heure n'est pas aux critiques ou aux réserves face à un héritage jugé ultra-répressif par les organisations de défense des droits de l'homme. Les chefs d'Etat et délégations présents sur place saluent unanimement celui qui a assuré le développement économique de son pays et s'est battu pour la place de l'Afrique sur la scène internationale tels Boni Yayi, président béninois, président en exercice de l'Union africaine et Jean Ping, président sortant de la Commission de l'Union africaine [NDLR : toujours en exercice, il ne sera formellement remplacé par Nkosazana Dlamini-Zuma qu'en octobre].