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LES FOSSOYEURS DE LA RÉPUBLIQUE SONT PARMI NOUS! (Khar Ndofene Diouf Membre Fondateur KIIRAAY, Les Patriotes Républicains)


Rédigé par leral.net le Mardi 4 Août 2026 à 13:15 | | 0 commentaire(s)|

Au Sud, depuis plus de 40 ans, la Casamance porte encore le poids du MFDC. Des vies ont été fauchées, des villages vidés, des familles brisées. Même là où la paix a repris ses droits, nos soldats n’ont jamais baissé la garde, parce que la République ne dort jamais.
À l’Est et au Nord, le danger a changé de visage. L’instabilité, le terrorisme, les trafics de tout genre rongent nos voisins du Sahel. Les frontières brûlent. Et nous savons tous que lorsque le feu prend chez le voisin, la fumée finit par entrer dans nos maisons.
En mer, nos côtes sont devenues une cible. Les pirogues de clandestins sont plus nombreuses, plus grandes, plus audacieuses. Sur terre, chaque route, chaque carrefour, chaque ville doit être surveillée.
Dans ce monde-là, la première mission de l’État n’est pas de plaire. Elle est de protéger. Protéger les citoyens. Protéger le territoire. Protéger la République elle-même.

Pour protéger, il faut des moyens. Des moyens que l’on voit: des casernes, des véhicules, des équipements. Et des moyens que l’on ne voit pas: le renseignement qui anticipe, l’urgence qui se finance en 24 heures, la diplomatie qui agit dans l’ombre pour éviter le pire.
Ces moyens invisibles, ce sont les fonds politiques, les fonds de souveraineté. Qu’on se comprenne bien: ce ne sont pas des caisses noires destinées à enrichir qui que ce soit. Ce sont les outils qui permettent à un chef d’État de réagir quand une zone s’embrase. Ce sont les outils qui permettent de financer une opération sans donner l’alerte à l’ennemi. Ce sont les outils qui permettent de tendre la main à une famille sinistrée sans l’enfermer dans six mois de procédures.

Pourquoi ces fonds existent-ils ? Parce qu’aucun État sérieux ne peut travailler à visage totalement découvert. La sécurité et la défense exigent le secret, car publier reviendrait à livrer nos soldats. La diplomatie exige la discrétion, car étaler reviendrait à faire échouer les négociations. La gestion des crises exige la rapidité, car attendre reviendrait à laisser mourir.
Dans un pays en paix parfaite, on peut se permettre tous les débats. Mais dans un pays ceinturé par le feu, exiger de lever publiquement le voile sur ces fonds relève de l’irresponsabilité. C’est donner notre stratégie à l’ennemi. C’est indiquer au MFDC où nous plaçons nos moyens. C’est expliquer aux réseaux terroristes comment nous finançons nos opérations. C’est ligoter les mains de nos généraux, de nos préfets, de nos agents de renseignement qui doivent décider en minutes pour sauver des vies.

On ne mène pas une guerre avec un micro ouvert. On ne défend pas une nation en direct sur Facebook.
Les vrais fossoyeurs de la République ne sont pas ceux qui protègent le secret nécessaire à la défense. Les fossoyeurs sont ceux qui, au nom d’une transparence de façade, veulent désarmer l’État au moment même où il est attaqué. Ce sont ceux qui savent que le pays est en danger mais qui préfèrent le bruit au rassemblement. Ce sont ceux qui affaiblissent les institutions pour gagner des points politiques. Ce sont ceux qui se servent de la misère du peuple comme prétexte pour livrer les outils qui protègent ce même peuple.

Ils creusent la confiance entre l’armée et la nation. Ils creusent la capacité de l’État à réagir. Ils creusent jusqu’à vouloir enterrer la République.
Soyons clairs: nous ne sommes pas contre le contrôle. Nous sommes contre le suicide. Le contrôle a sa place, mais pas sur la place publique, pas pendant que nos soldats sont au front. L’argent du contribuable ne sert pas à alimenter des polémiques. Il sert à protéger.
Frères et sœurs, ce qui reste du mandat du Président Bassirou Diomaye Faye doit être le mandat du rassemblement et de la fermeté. Le temps n’est plus aux divisions. Le temps est au travail, à la vigilance, à la protection.

Vouloir exposer publiquement les fonds de souveraineté dans ces circonstances, c’est mettre des vies en danger. C’est affaiblir la République.
Les fossoyeurs sont parmi nous. Il faut les démasquer et les combattre.
La République ne sera pas enterrée. Et nous garderons en mémoire cet avertissement de Balla Moussa Daffé: “Chaque responsable politique de la Casamance a ses rebelles”. C’est à nous, responsables d’aujourd’hui, de prouver le contraire, par notre unité et notre sens de l’État.

Khar Ndofene Diouf
Membre Fondateur
KIIRAAY, Les Patriotes Républicains