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La Banque mondiale épingle le Sénégal

Dans son rapport biennal sur les droits juridiques et économiques des femmes, rendu public hier, la Banque mondiale déplore le fait que le Sénégal et certains pays "continuent de limiter considérablement l'activité économique des femmes".


Rédigé par leral.net le Jeudi 10 Septembre 2015 à 12:02 | | 4 commentaire(s)|

La Banque mondiale épingle le Sénégal
La Banque mondiale a rendu publique hier, l'édition 2016 du rapport : les femmes, l'Entreprise et le Droit. Publié tous les deux ans, ce rapport examine dans quelle mesure les lois, les réglementations et l'institution établissent entre les hommes et les femmes des distinctions qui peuvent affecter la motivation ou la capacité des femmes à travailler ou à créer et à diriger une entreprise. L'institution dresse dans ce document un tableau contrasté de la participation des femmes à la vie économique en Afrique subsaharienne. Ainsi, le Sénégal fait partie des pays épinglés parce qu'ils limitent considérablement l'activité économique des femmes.

La Banque mondiale souligne par ailleurs que "l'Afrique subsaharienne abrite presque un tiers des 30 économies le plus restrictif du monde, mais aussi deux des 18 pays ayant démantelé toutes les réglementations défavorables aux femmes entrepreneuses et salariées". Le document précise aussi que "parmi les 18 pays du monde où il n'existe pas d’obstacle juridique à l'activité des femmes dans les domaines étudiés par le rapport, figurent la Namibie et l'Afrique du Sud, tandis que le Nigeria, le Kenya et l'Ethiopie font partie des économies où ces règlements défavorables sont très peu nombreuses. À l'inverse, le Soudan, l'un des dix pays les plus restrictifs du monde. Le Sénégal, la Mauritanie, la République démocratique du Congo, le Cameroun, la Guinée, le Bénin, le Swaziland sont dans la même place.

Le rapport en question, intitulé cette année "Getting to Equal" (parvenir à l'égalité), stipule par ailleurs que "le statut d'infériorité des femmes sur le plan juridique entraîne un taux de scolarisation des filles plus faible dans le secondaire, un nombre moins important de femmes chefs d'entreprise ou salariées et un écart salarial plus grand entre les hommes et les femmes".

La Banque mondiale étudie dans ce rapport la différence juridique fondée sur le sexe dans 173 pays, selon sept catégories : accès aux institutions, jouissance de la propriété, obtention d'emploi, incitations au travail, formation du crédit, actions en justice et protection des femmes contre les violences.

La Tribune



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