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La CEDEAO procède à la destruction du stock de mines antipersonnel en Gambie


Rédigé par leral.net le Dimanche 26 Février 2017 à 15:12 | | 0 commentaire(s)|

L'objectif est de détruire tous les stocks conservés sur plusieurs sites de l'armée gambienne même si pour l'heure ils ne constituent pas un risque direct pour la population.
L'objectif est de détruire tous les stocks conservés sur plusieurs sites de l'armée gambienne même si pour l'heure ils ne constituent pas un risque direct pour la population.

La Mission de la CEDEAO en Gambie (Micega), prolongée de trois mois à la demande du président Adama Barrow, effectue une opération de destruction des stocks de mines antipersonnel détenues par l’armée. Une opération qui intervient après d’importantes saisies d'armes à Kanilaï et au palais présidentiel.

En Gambie, les éléments de la MICEGA ne chôment pas. Ils ont entamé une opération de déminage ce vendredi après avoir trouvé des armes et des munitions au State House et à Kanilaï, le village natal de l'ancien président Yahya Jammeh au mois de janvier dernier. Ces saisies ont été opérées dans le cadre de la mission de sécurisation de la CEDEAO, présente dans le pays depuis le départ en exil de l'ancien président. Elle se poursuit.

100 mines utilisées en 2010

L'objectif est de détruire tous les stocks conservés sur plusieurs sites de l'armée gambienne même si pour l'heure, ils ne constituent pas un risque direct pour la population. D'ailleurs, un premier lot a été détruit ce vendredi et une autre destruction est prévue ce lundi selon l'organisation ouest-africaine qui se réserve le droit de donner des détails sur cette opération en cours.
 

La Convention sur l'interdiction des mines antipersonnel en 2002, ratifiée par Banjul, interdit la production, l'utilisation et le stockage de ce type d'armes lourdes mais le pays a déclaré en 2010 avoir en sa possession 100 mines utilisées dans le cadre de formations au déminage, ce qui est autorisé par la Convention sur les mines antipersonnel. Difficile donc de dire pour le moment si la conservation de stocks de mines par l'ancien régime au pouvoir violait la réglementation internationale.


 




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