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La production de chaussures pour FDS, peut booster le secteur du cuir à Ngaye Mékhé, selon des acteurs


Rédigé par leral.net le Vendredi 9 Janvier 2026 à 15:42 | | 0 commentaire(s)|

La production de chaussures destinées aux forces de défense et de sécurité, peut contribuer à booster le secteur des cuirs et peaux dans la commune de Ngaye Mékhé (ouest), estiment des acteurs.

Ils ont émis cette idée jeudi lors d’une journée de réflexion et de sensibilisation tenue dans cette commune de la région de Thiès, choisie comme zone pilote pour le développement de la filière cuir au Sénégal.

Cette rencontre s’inscrit dans le sixième plan d’action conjoint, après plusieurs cycles de formation déjà réalisés au profit des artisans, a expliqué Moustapha Sall, président de la Coopérative des artisans professionnels du cuir et associés de Ngaye Mékhé.

La journée de sensibilisation et de réflexion était consacrée à la filière peaux et cuirs, un secteur à fort potentiel économique et social, qui jouit d’un ancrage historique à Ngaye Mékhé, commune dont le nom est associé à la cordonnerie.

L’objectif est d’échanger en profondeur sur la filière peaux et cuirs, reconnue comme un secteur porteur et historiquement lié à l’identité économique de Ngaye Mékhé”, a-t-il expliqué.

Selon lui, les échanges ont porté essentiellement sur le diagnostic du secteur, l’amélioration de la qualité de la matière première, ainsi que l’accès à l’appui technique et au financement, notamment à travers des structures publiques telles que l’Office national de la formation professionnelle (ONFP) et la Délégation générale à l’entrepreneuriat rapide (DER).

Parmi les perspectives évoquées, figure une participation accrue de Ngaye Méckhé à la commande publique, en particulier dans la production de chaussures destinées aux Forces de défense et de sécurité (FDS).

M. Sall a lancé un appel à l’unité et à la cohésion des artisans, estimant qu’une bonne organisation de la filière constituerait un ”levier essentiel” pour une valorisation durable de la filière et sa compétitivité.

Pour Amadou Sarr, coordonnateur de projet à Maraz Academy, une école spécialisée dans la formation aux métiers de la maroquinerie, au cœur de l’industrie de la mode, cette rencontre était un cadre de réflexion stratégique et de plaidoyer en faveur de la filière.

Les compétences et le savoir-faire existent déjà à Ngaye Mékhé. Il s’agit désormais de capitaliser ces acquis et d’explorer de nouvelles opportunités, notamment dans la haute maroquinerie”, a-t-il expliqué.

Il a insisté sur la nécessité d’intégrer les nouvelles techniques et technologies de production, tout en réaffirmant la volonté de sa structure d’accompagner l’artisanat local de manière globale et durable.

Tout le potentiel technique disponible n’est pas encore pleinement exploité”, a-t-il relevé, appelant à un plaidoyer fort en faveur d’une filière ”porteuse et en phase avec l’Agenda national de transformation à l’horizon 2050”.

Mouhamadou Lamine Lô Bara a salué la présence de représentants de plusieurs ministères et agences publiques, y voyant un signal fort attestant de l’intérêt que l’État accorde à cette filière à haute valeur ajoutée.

La formation demeure centrale. Le niveau de maîtrise technique et de savoir-faire constitue un gage de réussite et un facteur clé de bon positionnement sur le marché”, a-t-il affirmé.

Il a recommandé aux artisans de se regrouper au sein d’ensembles structurés, afin de mutualiser les compétences et de mieux capter les opportunités offertes par les politiques publiques.

La rencontre a ainsi mis en évidence la nécessité d’une meilleure organisation du secteur, d’un renforcement continu des capacités et d’un accompagnement institutionnel accru, en vue de faire de la filière peaux et cuirs, un moteur du développement économique et social de Ngaye Mékhé.





APS

Mame Fatou Kebe