leral.net | S'informer en temps réel

Lamb et Navétanes: Une plaie incurable ? Par Omar Sharif Ndao

Les faits sont têtus. il faut se rendre à l'évidence. Deux disciplines, la lutte et le football, qui font partie des plus prisées au Sénégal. Mais, "lou eupeu tourou".


Rédigé par leral.net le Mardi 7 Décembre 2021 à 05:20 | | 0 commentaire(s)|

Les populations ont compati avec ces disciplines lors de la suspension de toutes les activités sportives en plein coeur de la crise sanitaire de la Covid-19. Les deux parties essayaient par tous les moyens, de reprendre le cours normal des choses.

Mais comme dit l'adage, "djiko thio... la", (chassez le naturel, il revient toujours au galop). Les événements tragiques au Stade Demba Diop sont encore frais dans les mémoires. L'agression de Boy Niang 2 sur son adversaire également. Et on en passe.

Navétanes: Quatre stades réfectionnés saccagés, mort d'homme

Depuis sa reprise, il ne se passe aucune journée de football, et ce, dans toutes les régions du Sénégal, sans que l'on nous parle de violence. Le Stade Maniang Soumaré, refait à coup de millions et qui est désormais l'antre des "Lions", a été saccagé il y a moins de trois semaines. Les Stades de la Banlieue, Alassane Djigo et Amadou Barry ont subi le même sort. Saccages, destruction du matériel et j'en passe. Ce qui est cocasse dans tout cela, les responsables du Navétanes interpelés, disent toujours la même chose: "Nous ne sommes pas les seuls".

Lutte: Arène nationale vandalisée, lutteur blessé, 54 agresseurs arrêtés

"Ces actes de violence plombent les efforts des dirigeants et de l'Etat qui a investi des milliards dans les infrastructures", avait déploré le ministre des Sports.

L'agression de Papa Sow qui date de deux jours, interpelle encore sur cette spirale de violence. Et si l'on y prend garde, on va vers la catastrophe.

La lutte est splendide quand les lutteurs mettaient une vingtaine de pagnes et s'adonnaient aux bakks, avec des chansons certes provocatrices, mais agréables. C'était une bonne ambiance. Mais quand les slogans de ces fans clubs ont commencé à fuser dans l'arène, suivez mon regard. "Tarkinda, Mafia bi, Thiaw sa Khiir, sou diékhé diekhna", entre autres slogans, qui ne signifient absolument rien, mais interpellent.

Le combat Papa Sow vs Siteu a été la goutte qui a fait déborder le vase. Qu'en sera-t-il de Modou Lô vs Ama Baldé, si le Cng s'est montré incapable de contenir le précédent combat ? Si le Ministre Matar Bâ va dans le sens de suspendre les Navétanes et les autres disciplines accompagnées de violences, et bien, la lutte devrait fermer ses portes aussi. L'autre chose à déplorer aussi, est les cas d'agressions quand les combats finissent. Les amateurs ne savent plus quoi faire d'autant que les Forces de l'ordre quittent les lieux dès la fin des combats. Dimanche dernier, pas moins de 54 personnes interpelées. Et la majorité faisait la "loi" entre le Technopôle et le "Croisement Cambéréne".






Par Omar Sharif Ndao, Journaliste sportif, auteur du livre "la Lutte, au de-là des millions et des passions"

Mr Ndao B

Titre de votre page Titre de votre page