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Le Ministère de la Pêche et de l’Economie maritime apporte des éclaircissements sur l’interdiction de la Pêche nocturne

Pour Faciliter la reproduction des poulpes avec une gestion durable de l’espèce, 1.200 pots ont été immergés au niveau de Pointe Sarène, hier. A l’occasion de cette cérémonie, le Directeur de cabinet du Ministre de la Pêche et de l’Economie maritime, a apporté des éclaircissements sur l’interdiction de la Pêche nocturne.


Rédigé par leral.net le Jeudi 4 Octobre 2018 à 17:00 | | 0 commentaire(s)|

L’exploitation du poulpe constitue une des activités les plus rentables de la Pêche. Pour accompagner les acteurs à protéger la ressource, hier, une cérémonie d’immersion de pots, servant d’habitat aux poulpes s’est déroulée, à Pointe Sarène. C’était la 14 eme édition du genre. Ainsi, 12 mille pots ont été déposés au fond de la mer pour permettre à cette espèce d’avoir des lieux de reproduction. Pour la réalisation de cette opération, la délégation de l’Union européenne au Sénégal et le ministère de la Pêche et de l’Economie maritime ont remis 10 mille pots à poulpe, en terre cuite aux représentants des Conseils locaux de la pêche artisanale (Clpa).

Ce don d’un montant de 10,5 millions de nos francs entre dans le cadre de l’accord de partenariat de la pêche durable entre l’UE et le Sénégal. En effet, ces pots à poulpe en argile, permettront de créer des récifs artificiels non polluant afin de faciliter la reproduction de l’espèce.
 
Selon Arnaud Appriou, chargé de missions régional de l’UE, ce partenariat entre l’Union Européenne et l’Etat du Sénégal est une preuve de la volonté des deux parties de protéger ce secteur qui est l’un des piliers de l’économie sénégalaise. Pour sa part, les acteurs qui sont les premiers bénéficiaires de l’exploitation du poulpe ont contribué par l’achat de 2000 pots supplémentaires.
D’après Mbaye Sarr, le représentant du CLPA de Sindia Nord, l’exploitation du poulpe est une activité très rentable. C’est pour cette raison qu’il est normal, de le protéger, en veillant à sa durabilité.

« Avant la Tabaski, beaucoup parmi nous étaient inquiets parce que cette période devrait correspondre à son interdiction. Mais l’inspecteur de la pêche avait émis l’idée de ne pas capturer les petites espèces.  C’est ainsi que la plupart des pêcheurs ont pu obtenir beaucoup d’argent pour faire la fête », a-t-il déclaré. Pour preuve, les 3 milles tonnes de poulpes pêchées ont rapporté 5 milliards 66 mille francs CFA.
 
 Interpellé sur l’arrêté ministériel, interdisant la pêche nocturne de 2 mois supplémentaires, le directeur de cabinet du ministre de la pêche a tenu à apporter des éclairages. « Dans les zones, l’interdiction était de 8 mois. Par contre dans d’autres, elle était de 6 mois. Finalement, cette disparité a eu des conséquences peu reluisantes, parce que des pêcheurs se rendaient en masse au niveau des zones non-interdites pour exploiter le poisson. Donc, nous nous sommes rendu compte grâce au Clpa et, à leur demande qu’il fallait harmoniser, en donnant la même période partout pour éviter les conflits », a expliqué le directeur de cabinet du ministre de la Pêche.
 
SOURCE L’AS QUOTIDIEN