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Le baril dégringole à 40 dollars

Ce n’est qu’au 1er janvier 2009 que ce sera effectif, mais l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a annoncé officiellement une baisse historique de sa production de 2,2 millions de barils par jour (mbj), à l’issue de la réunion très attendue, tenue ce mercredi à Oran (Algérie).
par SOMBEL FAYE | SUD QUOTIDIEN


Rédigé par leral.net le Jeudi 18 Décembre 2008 à 04:27 | | 0 commentaire(s)|

Le baril dégringole à 40 dollars
Deux millions de barils en moins par jour. C’est une baisse historique de sa production que le cartel vient de décider à Oran (Algérie), à l’issue de la réunion tant attendue que l’Opep qui fournit plus de 40% de la production mondiale, y a tenu. La décision ne sera effective qu’à partir du 1er janvier 2009, mais avec cette mesure, le nouveau quota officiel de l’Opep s’établit désormais à 24,845 mbj. Sur un objectif officiel de production de 27,3 millions de barils, cette baisse, la troisième en quatre mois, est la plus importante décidée par le cartel depuis l’introduction de quotas en 1982.

En poussant la baisse à ce niveau, le cartel avait l’idée de surprendre le marché et ainsi doper les cours du brut, mais ainsi que l’avaient averti certains analystes, une tentative de doper les prix de manière agressive, en procédant à une baisse plus forte qu’attendue, pourrait être contre-productive, en renforçant le pessimisme entourant l’économie. Ça n’a pas raté et le baril de pétrole brut a enregistré un nouveau plus bas depuis plus de quatre ans, ce mercredi, en tombant à 40,20 dollars sur le marché de New-york, un niveau jamais atteint depuis le 14 juillet 2004. Il est vrai que le Brent était tombé jusqu’à 39,35 dollars le 5 décembre dernier, un plus bas depuis le 4 janvier 2005.

On se rend ainsi compte que jusqu’ici, rien n’a arrêté la chute du baril de pétrole malgré les deux baisses de production 2 mbj au total décidées par l’Opep depuis septembre dernier. Et pour cause, l’impact du ralentissement économique a contribué à une destruction de la demande, entraînant un effondrement sans précédent des prix, qui ont perdu plus de 90 dollars le baril depuis juillet dernier et c’est à la lumière des perspectives du marché pétrolier, incluant les projections de l’offre et la demande pour 2009 et en particulier aux deux premiers trimestres que l’Opep a décidé de fermer un peu plus le robinet.

Si d’un côté on craint qu’une chute continue des cours mette en péril les investissements requis pour garantir un approvisionnement énergétique à moyen-long terme, de l’autre il semble que le seul facteur capable de stimuler la demande reste un prix du baril accessible.

Les pays importateurs nets d’or noir apprécieront.

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