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Les bonnes feuilles de Cheikh Mbacké SENE sur....Bruno Metsu

Le Sénégal entre en lice ce mardi pour sa deuxième Coupe du monde. Toutes les pensées vont à l'endroit de l'illustre Bruno Metsu. Aliou Cissé son capitaine jadis et aujourd'hui à sa place, a versé des larmes en conférence de presse, en l'honneur de celui qui aura contribué à faire de lui ce qu'il est aujourd'hui.


Rédigé par leral.net le Lundi 18 Juin 2018 à 18:18 | | 0 commentaire(s)|

 

Mais Bruno Metsu a aussi marqué des journalistes comme Cheikh Mbacké Sène, pourtant un des meilleurs amis de Peter Schnittger, le prédécesseur du Français.
 
Le journaliste et auteur sénégalais lui dédie d'ailleurs un chapitre dans son ouvrage intitulé "Lions de la Téranga : vérités et contre-vérités sur les échecs répétés 2003-2013", dont voici quelques bonnes feuilles.
 
Chapitre 14 : Bruno Metsu,  le messie du football sénégalais 
 
''Ce sont des joueurs qui jouent un match, 
   ce sont des hommes qui le gagnent''.
 
La Coupe du Monde de football rappelle à tout Sénégalais Bruno Metsu. Et comme par hasard, lorsque le Sénégal s’emmêle les lacets face à son adversaire ivoirien[1]et voit sa chance de revivre une deuxième participation s’éloigner puis se réduire au néant, Bruno Metsu se signale. Et de la manière la plus triste et la plus brutale. Le bâtisseur de la glorieuse équipe du Sénégal, vainqueur de la France au Mondial 2002 puis quart-finaliste, s’éteint le 14 octobre 2013 à l’âge de 59 ans, laissant dernière lui la trace d’un grand monsieur sur et en dehors du terrain.
 
L’ancien sélectionneur des "Lions" était apparu pour ses dernières sorties dans les médias, tel qu’on l’a connu, bien que visiblement fragilisé par la maladie (il a subi 20 chimiothérapies en espace de 3 mois). Toujours égal à lui-même, plein d’humour, de chaleur et d’humanité. Et ce, malgré les ravages visibles de ses trois cancers[2]. Son décès intervient à une période où le Sénégal du football voit l’horizon vers le Mondial brésilien s’assombrir. C’est comme un signe du destin puisque le football sénégalais aussi souffre de trois cancers : des problèmes d’hommes, des carences infrastructurelles et une absence léthargique de politique structurée. 
 
«C'est une grosse perte pour le Sénégal. Bruno Metsu n'a pas marqué que l'histoire du football sénégalais, mais l'histoire du Sénégal tout entier »,a confié Augustin Senghor.
 
Après ses performances de titan réalisées à la tête de la sélection sénégalaise, beaucoup ont rêvé de son retour à la tête des "Lions". Un rêve envolé à jamais. Personnellement, pour me consoler, je me tourne vers l’espoir, certes lointain, de voir ses enfants, Enzo Moussa et Noah, porter un jour le maillot national du Sénégal. Rien ne nous ferait plus plaisir, nous Sénégalais. Ou encore débaptiser lestade Léopold Sédar Senghor pour le rebaptiser Bruno Metsu puisqu’il nous a donné tant de bonheur dans ce temple.
 
Bruno Metsu est un livre de la vie, rangé soigneusement dans la bibliothèque des valeurs africaines. Un livre plein de pédagogie pour tout le monde : joueurs, dirigeants, journalistes, citoyens sénégalais ou hommes tout court. Il nous a enseigné qu’il n’y a pas de nationalité, de couleur ou d’origine. Il n’y a que la foi en l’être et le bien. Metsu avait foi aux Sénégalais et à leur culture qu’il a aimée et adoptée. Il n’y a de vie que par l’amour. Il a remporté des titres et les honneurs dans le Golfe, mais c’est au Sénégal que sa vie a eu, pour lui en tout cas, plus de sens, par le miracle de l’amour. L’amour d’une femme, l’amour d’une famille, l’amour des hommes, l’amour d’un peuple qui a su à son tour l’adopter, l’aimer comme son propre fils et, aux côtés de qui, il repose désormais éternellement[3].
 
Metsu nous a appris aussi que laTéranga n’est pas forcément l’apanage des Sénégalais. Le Chti a conquis les cœurs par la seule force de son abnégation au travail, son sérieux et son sens très élevé des valeurs humaines.
 
« Sportivement, Bruno Metsu laissera la trace d'un entraîneur qui savait galvaniser ses troupes », affirme Michel Rouquette, qui l'avait fait venir à Sedan et fut son adjoint à Al Gharafa au Qatar. Mais bien plus qu’un technicien, Bruno a été un messie. Des mots sacrément exaltants sont sortis de son ventre voire de son cœur, émoustillant le patriotisme des Lions et leur envie de faire plaisir et de se hisser au rang des meilleurs défenseurs du drapeau national à l’échelle mondiale. 
 
Les vérités qu’il nous confiait avec le sourire authentifient la clairvoyance et le sens de la mesure de l’homme, mais nous confortent plus que jamais dans notre conviction qu’il était dans le vrai. Il a défendu et partagé des idées fortes et constructives. De tous les combats qu’il a menés pour le Sénégal et pour les fils du pays, ceux qu’il a réussis nous servent aujourd’hui plus que jamais. Ses conseils très avisés, qui n’ont pas été pris au sérieux, auraient pu nous éviter bien des désagréments que le football sénégalais vit au quotidien depuis 2003.
 
Bruno Metsu est de ceux qui se sont battus pour la réhabilitation des projecteurs du stade Léopold Sédar Senghor, afin que le Sénégal puisse, à l’instar du football mondial, jouer en nocturne et éviter le soleil de plomb nuisible aux performances. Il a prôné haut et fort la multiplication des stades afin de démocratiser certains matchs amicaux de l’équipe nationale. Mais qui l’a écouté ? Personne, sinon la fédération de Me Augustin Senghor et l’ex-ministère des Sports de Mbagnick Ndiaye ne seraient pas dans l’obligation de concéder des matches budgétivores en dehors du Sénégal (Conakry et Marrakech). 
 
Bruno Metsu a eu le courage, la solidarité et surtout l’humanisme de demander, avec à la fois courage et courtoisie, une revalorisation salariale pour ses collaborateurs du staff technique de 2002 qui, pour la plupart, sont des Sénégalais, énormes par leurs compétences et pourtant négligés. A l’époque, l’illustre Jules François Bocandé était bénévole. 
 
Durant toute sa vie, Metsu n’a cessé de conseiller aux journalistes de penser et respecter l’homme qui vit derrière chaque sportif, et n’a jamais tourné le dos, posé un regard déplacé, ou encore placé un mot discourtois à leur égard. Et Dieu sait que les raisons d’agir autrement ne manquaient point.
 
De ma dizaine d’entretiens (directs ou téléphoniques) avec Bruno Metsu, me sont restés des faits marquants. Je reconnais avoir par moments, été de ceux qui l’ont apostrophé de manière quelque peu inappropriée. J’ai eu à deux ou trois reprises à l’appeler au téléphone à des heures indues (ou heure de bouclage pour nous autres journalistes sénégalais), souvent pour vérifier des informations de dernière minute ou pour étayer un article quasiment sous presse. 
 
Le 13  décembre 2001, à travers une discussion banale intervenue au hasard d’une rencontre sur le boulevard de la République, entre le Palais présidentiel de Dakar et l’école Jeanne d’Arc, nos brefs échanges prirent une tournure inattendue. Je l’avais contacté quelques heures plus tôt sans pouvoir lui soutirer la moindre confirmation ou infirmation des informations que je détenais. Je croyais donc que cette rencontre était une aubaine pour moi. Mais, je déchantai vite. Toutefois, son refus était enrobé d’humour et de courtoisie. Ce qui me contraignit à ne finalement pas trop insister. Et puis connaissant bien Bruno Metsu, lorsqu’il dit c’est rouge, c’est rouge. On se quittera sur un éclat de rire. Il venait de me lancer à la figure : « Franchement, tu n’as pas besoin de moi pour vérifier tes infos, t’es tellement bien informé. Je parie même que tu connais la couleur de la culotte que je porte ». 
 
Je voulais connaître la teneur des échanges lors de son déjeuner de la veille avec le milieu de terrain d'origine sénégalaise de Lille (D1 française), Sylvain Ndiaye, qu’il venait de convaincre de rejoindre quelques semaines plus tard, les "Lions" du Sénégal en partance pour la CAN 2002.  
 
Mon deuxième souvenir notable de Metsu est survenu dans les loges du Stade Léopold Sédar Senghor, en présence du regretté Jules Bocandé et de l’ancien international français d’origine sénégalaise, Etienne Mendy. Bruno Metsu venait de recevoir mes remerciements pour l’interview téléphonique qu’il m’avait accordée la veille. 
 
- Pas de quoi. C’est tout naturel ! me répondit-il.
Puis, je lui adresse la question que n’importe quel autre confrère lui aurait posée.
- L’avez-vous lue, l’interview ?  
 
Et sa réponse, sur un ton direct et avec un sourire quelque peu narquois, me surprit :
 
- Non, je ne lis pas les journaux.
 
Il me fait marcher, me disais-je, le sondant du regard. Dans tous les cas, le technicien français avait visiblement réussi à me faire passer son message qui était le suivant : il communique généreusement avec les médias sportifs sénégalais sans se préoccuper de ce qu’ils peuvent écrire à son encontre. J’appris plus tard qu’il préférait garder ses distances par rapport à une certaine presse sénégalaise qui pouvait se montrer impertinente.
 
Je décidai dans tous les cas de lui tendre le journal que j’avais sous les bras. Il le saisit et se mit à le lire. Je disparus un moment et revint plus tard lui demander son avis sur l’interview. Mon obsession était de lui faire comprendre qu’il pouvait faire confiance à une certaine presse dont je faisais, je crois, partie.
 
- Alors, comment vous trouvez l’interview ?
- Pas mal, Pas mal ! me dit-il, un peu évasif.
 
Je le remercie à nouveau et le quitte. Je dois avouer que je suis resté sur ma soif et même quelque peu frustré. On s’est rendu compte à l’usage que Bruno Metsu, comparé à d’autres, reste quand même, et quoi qu’on dise, l’un des entraîneurs de l’équipe du Sénégal dont les rapports avec la presse sportive nationale auraient été des plus huilés, corrects et mutuellement respectueux.
 
**
 
Le Sénégal aurait pu passer à côté de ce technicien hors-pair, n’eût été l’intuition du président El Hadji Malick Sy « Souris », alors nouvellement porté à la tête de la FSF en remplacement d’Omar Seck. « Souris » avait une mission cruciale : rompre avec la malédiction de la Tanière absente des CAN d’Afrique du Sud 1996 et du Burkina Faso 1998, et réussir le pari du retour en phase finale de cette prestigieuse épreuve continentale. Le Sénégal disposait alors d’une belle équipe embryonnaire mise sur les rails par Peter Schnittger, en compagnie des Omar Seck, Amsata Fall, Abdoulaye Sarr. Seulement le « Coopérant germanique », commis par la République d’Allemagne, était aux portes de la retraite et il fallait absolument donner une suite au chantier qu’il venait à peine de faire sortir de terre. 
 
La première rencontre entre El Hadji Malick Sy « Souris » et Bruno Metsu eut lieu le 08 octobre 2000 en marge de la rencontre Guinée-Sénégal (1-0) comptant pour les éliminatoires de la CAN 2002. Très vite, les deux hommes semblent avoir la même vision du football. L’ancien international sénégalais cherche un technicien qui peut épouser son projet. Le technicien français encore méconnu laisse entrevoir en quelques minutes, des arguments qui démontrent qu’il est l’homme qu’il faut au Sénégal. L’histoire leur donnera raison tous les deux et c’est à l’honneur et à la gloire du football sénégalais.  
 
Pourtant, l’enrôlement de Bruno Metsu se fera non sans réticences, eu égard à son bilan mitigé à la tête du Sily national, jusqu’alors sa première et unique expérience africaine. Dès la première semaine de sa prise de fonction, le Français est chopé par les radars d’un média sénégalais qui lui attribue une virée… Prématurée ! A  partir de là, l’homme au caractère bien trempé, sut à qui il avait affaire et à quoi s’en tenir. Il nourrira une certaine méfiance à l’égard de la presse, mais jouera la carte de la collaboration avec une subtilité exceptionnelle. 
 
Malgré cette crainte, il n’avait jamais tourné le dos ou intenté des procès à la presse, même lorsque celle-ci dérapait ou se montrait intrépide et insolente. Pour le dédouaner, Pape Diouf laissera entendre en hommage : « Bruno Metsu était loin d’être le personnage folklorique que les uns et les autres avaient parfois dépeint ».
 
Sur le plan sportif, le Sénégal de « Souris » a vu juste. Bruno Metsu endossera parfaitement le manteau de « sorcier blanc » légué par Claude Le Roy et Philippe Troussier. La méthode Metsu, fondée sur la rigueur et les rapports humains très forts, permettra de transcender des joueurs qui se pressent désormais et se bousculent au portillon de la Tanière, alors qu'ils préféraient auparavant se consacrer à leurs clubs. Rigueur ? Ça tombe bien, Peter Schnittger avait posé les jalons. 
 
Bruno Metsu manquera de peu le sacre à la CAN 2002 (finale perdue aux tirs au but face au Cameroun), mais se rattrapera avec une prestation historique en Coupe du Monde, en faisant du Sénégal la deuxième équipe africaine à se hisser en quart de finale de cette épreuve, après le Cameroun. Le Ghana les retrouvera à ce niveau 8 ans plus tard au Mondial sud-africain de 2010. Metsu est l’orfèvre qui devait parachever le travail entamé par celui que Gérard Dreyfus nomme« le docteur ès football africain », Peter Schnittger.
 
Le travail combiné des deux hommes a permis de bâtir la meilleure équipe de l’histoire du football sénégalais. Une équipe qui, pour moi, est à inscrire dans la même lignée que celle du Nigéria de 1994 à 1996, ou encore celles du Cameroun de 1988 à 1990 et de 2002. Des générations de footballeurs africains d’exception comme il n’est pas donné d’en voir assez souvent. 
 
A la veille de la Can 2002, Gérard Dreyfus dépeint Bruno Metsu en profane, mais reconnaît le bel augure de son œuvre. Le journaliste français finit par saluer les résultats « précocement mûrs » de son compatriote. 
 
Autre fait marquant avec Bruno Metsu, son intervention dans la chicane entre Boubacar Gaye, trésorier de la FSF, et Joseph Antoine Bell alors consultant chez RFI, le matin du 10 février 2002, jour même de la finale Cameroun–Sénégal. En effet, dans une ambiance de méfiance nourrie par des rumeurs de chiens sacrifiés par les Lions indomptables et enterrés dans un cimetière de Bamako, l’ancien international camerounais ne pouvait espérer un accueil chaleureux à l’hôtel des "Lions" du Sénégal. Sa casquette de consultant chez RFI Sports n’entame en rien son patriotisme et son dévouement éternel au maillot national du Cameroun.

Le sachant bien, il est difficile d’accepter sa présence à l’hôtel des Sénégalais qui, moins de 6 heures plus tard, allaient en découdre avec l’équipe du Cameroun. Si Joseph Antoine Bell pouvait dérouter l’équipe du Sénégal, même mystiquement, il n’hésiterait pas une seule seconde. C’est du moins l’avis de bien des dirigeants sénégalais qui tolèrent difficilement l’accès de l’ancien gardien de but à l’open-press. Open-Press oui, mais point d’intrusion du Camerounais dans les « zones privées » de la Tanière sous prétexte qu’il est « venu rendre visite et encourager son ami et frère Bruno Metsu ».
 
Les journalistes sénégalais ont été les premiers troublés par la présence de l’intrus qu’ils qualifient de « culotté ». Mais ce qui était jusque-là un simple murmure entre reporters esseulés et oubliés dans le jardin de l’hôtel, va se transformer en véritable tohu-bohu lorsque Boubacar Gaye constata sa présence. L’ancien président du Ndiambour de Louga exige que Joseph Antoine Bell quitte immédiatement les lieux. Bruno Metsu s’y oppose par amitié et le fait savoir avec fermeté. Il a fallu les interventions de quelques autres cadres de la FSF et du staff technique pour calmer les esprits. 
 
Quelques minutes plus tard, Bruno Metsu et Joseph Antoine Bell se retrouvèrent dans un coin des salons de l’hôtel. Pour les espionner, je mis mes écouteurs, m’installai en face d’eux, et fit semblant d’écouter de la musique en balançant la tête à gauche et droite. J’enregistrai l’intégralité de leur discussion. C’est ainsi que j’eus la confirmation que le forfait de Patrick Mboma n’était pas de l’intox, mais était bien réel.
 
Au soir du 10 février 2002, Bruno Metsu et ses poulains livrèrent un magnifique combat de chefs tournoyant sur le terrain comme de farouches guerriers. Personne ne voulait céder et personne ne céda. Et ce fut une belle et grande finale, un extraordinaire duel de fauves, « une apothéose pour un football africain rarement apprécié à sa juste valeur », écrira Philippe Zigraff, journaliste chez RFI. 
 
Les poulains de Metsu avaient tenu une belle ronde face aux Lions Indomptables. Et sans les dompter, les Lions du Sénégal auront infligé pour l’histoire à Mboma (qui a suivi ce match sur le banc), Samuel Eto’o, Olemebe, Marc Vivien Foe, Ndieffi, Geremy Njitap, Kalla, Womé & Co, et à leurs supporters, la plus grande anxiété que cette génération de footballeurs exceptionnels ait jamais connue. Et ce, grâce à Bruno Metsu dont la capacité à exalter ses joueurs était, encore une fois, simplement singulière. Il était un entraîneur spécial, respecté pour ses qualités, sa personnalité et surtout sa solide mentalité.
 
Pour son œuvre exceptionnelle, Bruno Metsu restera sans doute le meilleur entraîneur national de l’histoire du football sénégalais. Son nom est indissociable du football national. On parlera de lui chaque fois qu’on parlera d’El Hadji Diouf, l’unique Ballon d’Or africain du Sénégal (2001 et 2002). On parlera de lui chaque fois qu’on parlera de la participation africaine en Coupe du Monde. On parlera de lui comme le véritable premier messie du football sénégalais. Et on le doit en grande partie au Président El Hadji Malick Sy « Souris ».
 
«L’aventure avec Bruno Metsu est une manifestation divine. On nous a parfois traités de fêtards, mais ils ne savaient pas ce que nous faisions dans le groupe. Toute grande équipe qui veut performer doit reposer sur un secret. Nous prions pour que demain, le football atteigne les sommets qu’il a déjà connus. Mais cela ne se fera pas dans la division, dans l’impréparation, dans l’insulte, dans la non-consultation. Les grands hommes doivent être mandatés par les dieux (…)»,dixit « Souris ».
 
«Nous avons perdu un grand homme. Un homme que le destin a mis en rapport avec le Sénégal et aussi une génération exceptionnelle et une génération de dirigeants exceptionnels. Ils se sont engagés dans une cause commune. Ils ont su trouver les meneurs qui ont su les sublimer. Le temps a fait son œuvre. Bruno est parti. Mais si le temps a une emprise sur tout dans la vie, le temps n’a certainement pas d’emprise sur la vérité. Avec Bruno et Cie, le Sénégal a fait, dans le football, ce qu’il n’a jamais pu faire (…) »,témoignera Me Augustin Senghor. 
 
Lorsque Pape Thiaw, El Hadji Diouf, Alassane Ndour, Amara Traoré, Khalilou Fadiga et autres héros de 2002 perdent leurs mots, Moussa Ndiaye doit prendre son courage à deux mains pour qu’on n’oublie jamais qu’en plus des "Lions", « c’est le Sénégal que Metsu tenait en haute estime ».Et c’est « cet amour du Sénégal qui fait qu’il a décidé de rester parmi nous »à jamais, soutient Joseph Ndong, le ministre des Sports de l’époque dorée.
 
 
 
 
 

[1]Deux jours avant le décès de Bruno Metsu, le Sénégal a été battu par la Côte d’Ivoire (1-3) à Abidjan, en barrage aller des qualifications pour le Mondial Brésil 2014
[2]On lui avait brutalement et tardivement diagnostiqué trois cancers(foie, colon et poumon). Il ne l’a su que 3 mois avant sa mort, lorsqu’il en phase terminale
[3]Bruno Metsu est enterré au cimetière musulman de Yoff, Dakar, suivant sa dernière volonté.