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Les contraintes de l’élevage à Velingara: Insuffisance de personnel, de parcs à vaccination…

En prélude à la Journée nationale de l’élevage que la ville de Daara Djolof a accueillie cette année, ce samedi, les acteurs du secteur, dans le département de Vélingara, ont listé les problèmes qu’ils rencontrent et dont la levée devrait permettre une relance de l’activité dans le Fouladou. Velingara a listé les contraintes de l’élevage.


Rédigé par leral.net le Mardi 30 Novembre 2021 à 09:03 | | 0 commentaire(s)|

Les contraintes de l’élevage à Velingara:  Insuffisance de personnel, de parcs à vaccination…
Le service départemental de l’Elevage et des travaux vétérinaires de Vélingara a préparé un document de synthèse sur la situation du secteur, dans cette localité de la région de Kolda. Dans le document, Dr. Alioune Guèye a listé les difficultés que rencontre son service dans l’encadrement et l’appui en soins vétérinaires et la production en viande et lait ; mais aussi les contraintes rencontrées par les éleveurs.

Le patron des éleveurs du département a commencé par compter le cheptel. Il informe : «Vélingara est un département essentiellement pastoral. Ici, chaque citoyen est un éleveur, petit ou grand. Les statistiques de la Cellule d’études et de planification du ministère de l’Elevage, a estimé en 2018, le nombre de bovins à 180 000 têtes, les petits ruminants à 200 mille, les chevaux à 11 mille…».

L’importance de son cheptel n’a pas suffi à l’Etat, pour doter le département en personnel suffisant. Il a poursuivi : «Il y a 5 postes vétérinaires dans cette localité qui compte 14 communes. Les postes de Kounkané et Pakour couvrent 4 communes chacun. Les communes de Wassadou et Némataba, frontalières respectivement de la Guinée-Bissau et de la Gambie, n’ont pas de postes vétérinaires.»

Le service technique de l’Elevage a démarré une campagne de vaccination du bétail. Mais, cela va se faire avec beaucoup de contraintes. Dr. Guèye explique: «Nous avons tout au plus 4 parcs à vaccination dans le territoire départemental. C’est très insuffisant, par rapport à la taille du département et l’importance du cheptel».

Ce ne sont pas les seuls problèmes: « Les produits vétérinaires ne sont pas disponibles tout le temps. Même pour les campagnes de vaccination, très souvent, nous connaissons une rupture des produits.

A ces problèmes, il faut ajouter l’indisponibilité d’aliments concentrés, pour une bonne production laitière en toute saison et les feux de brousse qui détruisent le pâturage, alors que nous sommes dans le contexte d’un élevage de type extensif, où les bêtes sont laissées à elles-mêmes à la saison morte, pour leur alimentation à travers les champs. Ce qui constitue d’ailleurs une source de conflits entre éleveurs et agriculteurs
».

Les derniers accusant les premiers de laisser leurs animaux détruire leurs productions agricoles. C’est que, selon le technicien vétérinaire, «le parcours du bétail, s’il existe, est souvent émietté par les agriculteurs, pour les besoins de l’extension de leurs surfaces agraires».






Le Quotidien


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