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Les pourparlers entre l'Iran et les États-Unis débutent à Genève, sur fond de menace militaire

Rédigé par leral.net le Jeudi 26 Février 2026 à 12:22 | | 0 commentaire(s)|

L'Iran et les États-Unis se retrouvent jeudi 26 février, pour une troisième session de pourparlers indirects en Suisse, avec pour objectif, de sortir du flou actuel « ni guerre ni paix », selon les mots du président iranien.
Mais quelques heures avant l'ouverture de ces discussions à Genève, le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a fait part d'« un gros problème », accusant Téhéran de refuser de parler de son programme de missiles balistiques.


Les pourparlers entre l'Iran et les États-Unis débutent à Genève, sur fond de menace militaire
L'Iran et les États-Unis entament un troisième round de négociations informelles à Genève ce jeudi 26 février. La République islamique souhaite limiter les négociations au volet nucléaire et exige la levée des sanctions qui étranglent son économie.

► Depuis janvier, l’Iran et les États-Unis se disent ouverts au dialogue mais aussi prêts à l'action militaire, laissant le champ ouvert à tous les scénarios. Le président américain Donald Trump, qui a envoyé dans le Golfe un dispositif militaire massif, répète qu'il préfère une résolution du différend par la diplomatie, mais a accusé, mardi 24 février, Téhéran d'avoir de « sinistres ambitions nucléaires ».

Le chef de l'AIEA Rafael Grossi participe aux pourparlers
Le Directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, participe aux nouvelles discussions indirectes entre l'Iran et les États-Unis à Genève, ont rapporté une source proche des négociations et la TV d'État iranienne.

Le chef de l'AIEA « a rejoint les pourparlers, jouant de fait le rôle d'observateur technique susceptible de contribuer à faire progresser les discussions avec plus de précision et de sérieux », a annoncé la télévision d'État iranienne, confirmant les informations d'une source proche des négociations. Un peu plus tôt, un porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères avait indiqué que ces négociations sous médiation omanaise étaient « centrées sur la question nucléaire ».

Ali Larijani, le nouvel homme fort de l'appareil d'état iranien
Lors des discussions entre Téhéran et Washington sur le nucléaire iranien, le principal responsable du dossier sécuritaire en Iran, Ali Larijani, en est absent. Il joue cependant un rôle clé en coulisse. Devenu chef du Conseil suprême de sécurité nationale à la fin de la guerre des douze jours en 2025 face aux États-Unis et à Israël, il s'est imposé comme l'un des bras droits d’Ali Khamenei ces derniers mois. Il est sa principale courroie de transmission, estime Kevan Gafaïti, enseignant à Sciences Po Paris et président de l'Institut des relations internationales et de géopolitique, au micro d’Aabla Jounaïdi, du service international de RFI.
Rfi