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Lettre à notre cher Oncle Alioune Badara Cissé

Dans d’autres circonstances, nous nous serions adressés à Vous, par le tutoiement et à travers le mot « Camarade ». Mais, dans l’entrelacs de vos déclarations et de vos comportements durant toute cette dernière période, il nous semble que vous avez choisi « l’ailleurs » plutôt que le « chez Nous» que cristallise notre Parti, l’Alliance Pour la République, que nous avons créé, bâti, consolidé et porté au pouvoir, en parfaite intelligence politique avec d’autres Patriotes Républicains regroupés dans la Coalition Bennoo Bokk Yaakaar.


Rédigé par leral.net le Samedi 29 Septembre 2018 à 12:00 | | 0 commentaire(s)|

Très cher oncle,
Nous faisons partie des tout premiers jeunes ayant compris et accepté le message du Président Macky SALL, le 1er Décembre 2008. Dix années se sont donc écoulées depuis lors. Nous avons mené de grandes luttes contre l’ancien pouvoir. Nous avons bravé le froid, la chaleur, la violence multiforme et de nombreuses autres contraintes, dont certaines ont affecté nos familles et menacé notre avenir de Jeunes Etudiants. Dans cette très belle aventure qu’a été notre marche vers la victoire, nous avons côtoyé des aînés de grande qualité, dévoués à notre idéal républicain, préoccupés par le destin de notre pays et soudés autour du Président Macky Sall. Vous figuriez parmi eux. Et même si c’est rarement que nous vous rencontrions au Siège, c’était un régal que de vous écouter. De nombreux jeunes comme nous, guettaient votre venue, essentiellement pour replonger dans les profondeurs de la belle langue de Molière.
Mais, Très cher oncle, votre trajectoire devint problématique, voire énigmatique dès le lendemain des Elections du 22 mars 2009. Nous sommes restés longtemps, trop longtemps même, sans vous voir et sans une quelconque nouvelle de vous. Cela nous inquiétait profondément, car cette période a forgé la résilience de notre Parti, validé ses capacités de combat, affiné ses stratégies politiques et défini ses grandes lignes d’orientation politique. C’était à l’époque du débat sur « la Candidature Unique », des modalités de notre présence dans « Bennoo Siggil Senegaal », de parachèvement des Institutions du Parti, de l’extension de nos Bases à travers des montages de Comités sur l’ensemble du Territoire national et dans la diaspora. C’était, surtout, la période d’affrontements directs et de forte intensité avec l’ancien pouvoir presque partout au Sénégal, notamment à Pikine, Macacoulibantang…, de diffusion et de défense de nos lignes politiques… Ce ne fut qu’exceptionnellement, durant les grands événements propices aux parades et offrant l’occasion de plastronner, que vous vous manifestiez. Votre mutisme et votre comportement, avaient alimenté une rumeur, rapidement transformée en accusation : vous preniez langue avec l’ennemi ; que seuls des détails de dernière minute, auraient empêché votre entrée dans le Gouvernement de Wade. C’est vrai que jusqu’à ce jour, vous n’avez pas encore levé le voile du mystère qui entoure cette très grave accusation, à laquelle, du reste, il nous est difficile de croire. Mais, ce qui est vrai, par contre, c’est que vous n’avez jamais assumé pleinement vos fonctions de « Coordonnateur de l’APR » ; que vous avez raté des épisodes majeurs de l’histoire de notre Parti, comme le 23 juin 2011, le 23 juillet 2011, l’encadrement politique des jeunes lors des « émeutes de l’électricité»…
Pour toutes ces raisons, votre présence au Congrès d’Investiture du Candidat Macky Sall, le 10 Décembre 2011 à l’esplanade de Diamalaye, avait surpris tout le Parti qui semblait acquis à l’idée que vous étiez de l’autre bord. Toutefois, vous n’aviez pas tardé à donner raison à ceux qui, dans le Parti, soutenaient fortement cette thèse : votre absence au rassemblement politique de mise en place de l’Equipe de Campagne du Candidat Macky Sall, semblait en être une parfaite illustration.
Comme pour traduire une rupture avec nous, vous avez été, politiquement, complètement absent de la Campagne Electorale du Candidat Macky Sall. Certains d’entre – nous soutenaient que vous ne croyiez pas du tout, à notre possible victoire ; d’autres distillaient la thèse que vous travailliez contre nous, pour Wade.
En dépit de cette troublante trajectoire, le Président Macky Sall n’a pas hésité de faire de vous, le numéro 2 du Gouvernement, en vous nommant Ministre des Affaires Etrangères et des Sénégalais de l’Extérieur (Titre que vous venez d’exhiber, fièrement, en signant votre texte d’hommage à feu Bruno DIATTA). Vous n’avez pas duré dans le Gouvernement et dans cette prestigieuse fonction.
Pourquoi, Cher Oncle, n’avez – vous jamais abordé, publiquement, ce chapitre de votre trajectoire, afin d’en apporter lumière et explication, pour écarter, définitivement, les trop graves supputations qui entourent votre départ du Gouvernement ?
Ce départ, apparemment, aura été pour vous, plus qu’une grande surprise : un véritable choc traumatique tellement brutal, que la posture que vous aviez adoptée par la suite, se traduisit par de violentes sorties contre nous. Vos propos ont été tellement discourtois et tellement méchants, que le Secrétariat Exécutif National du Parti, fut dans l’obligation de vous démettre de vos fonctions de « Coordonnateur National » de l’APR. Malgré, semble – t – il, l’appui et le soutien de certains secteurs du Parti pour vous permettre de confectionner une Liste indépendante de celle de Bennoo, lors des Locales de 2014, vous aviez persisté dans cette attitude d’attaques systématiques de notre Parti et de son Président. Vous aviez même déclaré « être le géniteur de l’APR ». Terrible déclaration si l’on se fie à ce que nos Aînés qui ont été à l’origine de la création de notre Parti, soutiennent. Ils informent que durant la rencontre au cours delaquelle, le nom du Parti, ses couleurs et sa Devise ont été discutés et agréés, au prix de débats d’une exceptionnelle intensité, vous aviez proposé « CREDIT », avant de bouder, suite au rejet de votre proposition. Seriez – vous entrain de commettre l’une des plus grandes escroqueries politiques de l’Histoire du Sénégal ?
Très cher Oncle,
Il nous est très difficile de croire que votre agitation frénétique se nourrit d’une double motivation : vouloir, comme tous ceux qui ont cheminé avec le Président Macky Sall dans le Gouvernement avant d’en être chassés, tout faire pour qu’il perde ; affaiblir de l’intérieur le bassin électif de Macky Sall pour acheminer les conquêtes vers des Blocs adverses, notamment vers celui dont vous aviez fêté l’anniversaire, avec un éclat singulier.
ONCLE, revenez au bercail. La famille est toujours là. Prête à vous accueillir, à nouveau.
LA COORDINATION DES JEUNESSES REPUBLICAINES (COJER)




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