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Litige foncier à Tivaouane Peulh: Des coups de feu perturbent la conférence de presse des populations

Les membres du collectif «Groupe Jaam» du quartier Faty qui luttent pour que l’Etat ne procède pas encore à des démolitions de leurs habitations pour les besoins des travaux de l’autoroute à péage, n’oublieront pas de sitôt la journée d’hier. Leur point de presse a été perturbée par des coups de pistolet.


Rédigé par leral.net le Lundi 8 Novembre 2021 à 15:39 | | 0 commentaire(s)|

Litige foncier à Tivaouane Peulh: Des coups de feu perturbent la conférence de presse des populations
Le pire a été évité de justesse hier au quartier Faty, situé dans la commune de Tivaouane Peulh. En effet, les membres du collectif «Groupe Jaam » mis sur pied pour empêcher que l’Etat ne déguerpisse encore les populations pour les besoins des travaux de l’autoroute à péage, tenaient une réunion hier pour peaufiner leur stratégie.

A la fin de la rencontre, ils ont décidé de tenir un point de presse, mais celui-ci a été perturbé par un habitant de Tivaouane Peulh, accompagné d’autres personnes qui étaient à bord de deux voitures.

Accusé d’être de connivence avec des promoteurs immobiliers qui veulent mettre la main sur des terrains, ce dernier a voulu prendre la parole pour s’adresser aux journalistes. Ce qu’ont refusé catégoriquement les membres du collectif.

Et cela a engendré des empoignades, jusqu’à ce que deux coups de pistolet soient tirés en l’air par ceux qui voulaient coûte que coûte prendre la parole.

Mais les membres du collectif ont répliqué par des jets de pierres et se sont attaqués à leurs véhicules jusqu’à ce qu’ils battent en retraite. Ainsi, pour réclamer justice et éviter que pareille situation ne se reproduise, les membres du collectif ont saisi la justice d’une plainte.

Revenant sur les raisons de leur point de presse, le délégué du quartier Faty, Amadou Faty, a déploré le fait que l’Etat décide de démolir encore des habitations sans que les concernés et plus particulièrement, lui, ne soient informés.

«Quand j’ai trouvé le géomètre sur les lieux jeudi dernier, il m’a dit qu’il est venu encore délimiter et recenser toutes les maisons qui sont dans l’emprise, c’est-à-dire sur une distance de 100 mètres de l’autoroute à péage. C’est à partir de là que j’ai informé les populations. Le lendemain, nous sommes allés à Ageroute pour vérifier s’il disait la vérité. Ainsi, le quartier s’est mobilisé pour tenir un point de presse afin de dénoncer cela. Parce ce qu’en 2017, ils ont déguerpi des gens sur une superficie de 100 mètres pour dire que c’est la VDN. Ils ont recensé tous les impactés, mais personne n’a été dédommagé », dénonce-t-il.

Exprimant toute sa colère par rapport à la situation, il a indiqué que les membres du collectif « Goupe Jaam » demandent à l’Etat de faire preuve de clémence et de rétablir dans leurs droits les personnes déjà déguerpies de la VDN. Le collectif veut également, dans le cadre des travaux de l’autoroute à péage, que l’Etat prenne la partie qui se situe au bord de la mer et qu’il ne démolisse pas les habitations.

Enfin, les membres du collectif invitent l’Etat à engager des poursuites judiciaires contre les promoteurs immobiliers qui veulent s’accaparer de leurs terrains.




L’As


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