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Macky Sall aux parlementaires de la CEDEAO : « Nous ne pouvons pas être complices de la migration clandestine »


Rédigé par leral.net le Mardi 13 Février 2018 à 10:01 | | 0 commentaire(s)|

Sous le thème : « Les enjeux et défis de la libre circulation des personnes et des biens dans l’espace CEDEAO et de la problématique de la migration », le forum du parlement de la CEDEAO s’est ouvert hier à Dakar. Présidant ladite cérémonie, le Président Macky Sall s’est prononcé sur le deuxième volet du thème qui porte sur la question migratoire, affirmant cette question est complexe en raison des activités de groupes terroristes qui affectent des pays.

« Le droit légitime de libre circulation doit donc désormais cohabiter avec l’impératif de contrôle sécuritaire tout aussi fondamental. Comment alors concilier ces deux exigences ? L’une des réponses réside dans une meilleure collaboration des services frontaliers et de contrôle. C’est un travail professionnel qui pour être efficace, ne peut s’accompagner de débat.

Il convient de laisser aux spécialistes le soin de mettre en œuvre les mesures qu’il faut, pour atténuer les risques sur nos populations. Mais, il nous revient, nous pouvoirs publics, de créer les conditions d’une bonne collaboration de nos services et l’application par tous les états membres de décision instaurant la carte d’identité biométrique communautaire devrait nous y aider
».

Ensuite, se pose la question de la gestion des flux migratoires et de lutte contre la migration clandestine.
« Nous ne pouvons nier l’ampleur du phénomène de la migration clandestine avec son corollaire de cimetière de candidats à la migration. Il y a une problématique majeure que nous devons engager avec nos partenaires de l’Europe.

On ne peut pas arrêter la migration clandestine, toutefois on ne peut pas non plus être complices de la migration clandestine animée par des réseaux criminels ,qui font aujourd’hui que des vagues arrivent sans cesse sur le territoire européen. La vocation de l’Afrique ce n’est pas de rester sans réagir, mais c’est de retenir sa jeunesse sur le continent africain et de lui permettre d’assurer sa pleine participation dans le processus de développement du continent.

Ensuite avec nos partenaires nous allons essayer de lever les barrières pour qu’une migration saine et respectueuse des droits de l’homme et qui permette des échanges entre les peuples, puisse voir le jour
», souhaite-t-il.



L’As








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