leral.net | S'informer en temps réel

Macky Sall entre droits humains, amnistie et crise politique : une prise de parole sans détour

En déplacement aux États-Unis, Macky Sall a livré une série de déclarations fortes sur l’homosexualité, la loi d’amnistie et les violences politiques de 2021-2024, appelant à conjuguer souveraineté nationale, vérité judiciaire et stabilité démocratique.


Rédigé par leral.net le Mardi 21 Avril 2026 à 01:43 | | 0 commentaire(s)|

En pleine actualité internationale et dans un contexte marqué par ses ambitions sur la scène mondiale, Macky Sall a pris la parole pour clarifier ses positions sur plusieurs sujets sensibles, allant des droits des personnes LGBTQ aux événements politiques récents au Sénégal.

Sur la question de l’homosexualité, l’ancien chef de l’État a défendu une ligne qu’il qualifie d’équilibrée. Tout en réaffirmant son attachement aux principes universels portés notamment par la Organisation des Nations unies, il insiste sur la nécessité de respecter les réalités socioculturelles propres à chaque pays.
« Il faut défendre la dignité humaine, mais ces sujets ne doivent pas être imposés », a-t-il déclaré, rappelant qu’en tant que président, il avait toujours refusé toute pression extérieure sur ces questions.

Dans un second temps, Macky Sall s’est exprimé sur la loi d’amnistie adoptée à la fin de son mandat, dans un contexte de fortes tensions politiques. Il a estimé que ceux qui souhaitent faire toute la lumière sur les événements survenus entre 2021 et 2024 devraient envisager son abrogation.
« Si la loi d’amnistie est levée, les dossiers ressortiront et on saura qui est responsable », a-t-il affirmé, tout en rejetant fermement les आरोपations le visant personnellement concernant les pertes en vies humaines.

L’ancien président a dénoncé ce qu’il considère comme une « campagne de calomnie », tout en assumant les critiques inhérentes à la vie politique. « Le chef de l’État ne peut être accusé d’avoir donné l’ordre de tuer », a-t-il martelé, défendant son bilan à la tête du pays.

Revenant plus largement sur les violences qui ont marqué cette période, Macky Sall a évoqué des tentatives de prise de pouvoir par la force, évoquant des actes qu’il qualifie de graves : incendies de biens publics et privés, attaques contre des institutions, menaces contre des magistrats et des responsables politiques. Selon lui, « la survie de la République était engagée », justifiant ainsi la réponse de l’État pour rétablir l’ordre.

Il a également défendu la loi d’amnistie comme un choix de responsabilité, visant à apaiser le climat national avant son départ du pouvoir. « Il fallait éviter de laisser un pays en feu », a-t-il expliqué, soulignant que cette mesure avait permis la libération de détenus et contribué à la tenue d’une élection présidentielle apaisée.

Enfin, Macky Sall a appelé les Sénégalais à tourner la page de cette période douloureuse. Saluant la solidité des institutions, il a rappelé que l’alternance politique s’est faite par les urnes, consacrant selon lui « la voie démocratique » comme seul moyen légitime d’accéder au pouvoir.

À travers cette prise de parole, l’ancien président esquisse une ligne de défense claire : celle d’un dirigeant attaché à la souveraineté nationale, à la stabilité institutionnelle et à une lecture pragmatique des enjeux politiques et sociétaux.