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Mali : l'ancien Premier ministre Moussa Mara retrouve la liberté après un an de prison

Rédigé par leral.net le Samedi 1 Août 2026 à 16:17 | | 0 commentaire(s)|

Condamné pour « atteinte au crédit de l'État et opposition à l'autorité légitime », l'ancien Premier ministre malien Moussa Mara a été libéré ce samedi après avoir purgé une peine d'un an de prison ferme. Sa libération intervient dans un contexte politique marqué par le maintien de la junte au pouvoir et un durcissement des mesures contre les voix critiques.


L'ancien Premier ministre malien Moussa Mara a été remis en liberté ce samedi, après avoir purgé une peine d'un an de prison ferme. L'information a été confirmée à l'AFP par des responsables de son parti, Yelema (Le Changement), ainsi que par une source judiciaire.

Moussa Mara, qui a dirigé le gouvernement malien entre 2014 et 2015, avait été arrêté le 1er août 2025 après avoir publié sur les réseaux sociaux un message indiquant qu'il avait rendu visite à des prisonniers qu'il qualifiait de « détenus d'opinion », leur promettant qu'ils obtiendraient un jour justice.

En février 2026, la Cour d'appel de Bamako avait confirmé sa condamnation à deux ans de prison, dont un an ferme, assortie d'une amende de 500 000 francs CFA, pour « atteinte au crédit de l'État et opposition à l'autorité légitime ». Cette décision confirmait le jugement rendu en première instance en octobre 2025.

« Moussa Mara a été libéré ce samedi après avoir purgé sa peine. Notre leader est actuellement en route vers son domicile à Bamako », a déclaré à l'AFP un responsable de son parti ayant requis l'anonymat pour des raisons de sécurité.

Une source judiciaire a également confirmé que l'ancien chef du gouvernement avait quitté la prison de Koulikoro, située à une cinquantaine de kilomètres de Bamako, où il était détenu.

Cette libération intervient dans un contexte politique particulièrement tendu au Mali. Depuis les coups d'État de 2020 et 2021, le pays est dirigé par une junte militaire conduite par le général Assimi Goïta. Les autorités de transition ont multiplié les mesures contre les partis politiques, les médias et les voix critiques.

Parallèlement à cette situation politique, le Mali demeure confronté à une crise sécuritaire persistante, alimentée par les attaques de groupes jihadistes affiliés à Al-Qaïda et à l'organisation État islamique, ainsi qu'à une conjoncture économique difficile. En juillet 2025, la junte a accordé au général Assimi Goïta un mandat présidentiel de cinq ans renouvelable, sans organisation d'élections.