leral.net | S'informer en temps réel

Malibu Plage : un transporteur poursuivi pour viol risque 10 ans de réclusion criminelle

Jugé ce jeudi par la Chambre criminelle de Pikine-Guédiawaye, A. Diouf, un transporteur domicilié à Yeumbeul, est accusé d’avoir violé son ancienne receveuse de bus en août 2023. Le parquet a requis 10 ans de réclusion criminelle, tandis que la défense réclame l’acquittement.


Rédigé par leral.net le Vendredi 24 Juillet 2026 à 12:09 | | 0 commentaire(s)|

Une affaire qui avait marqué le secteur du transport dans la banlieue dakaroise en 2023 a été examinée ce jeudi 23 juillet 2026 devant la Chambre criminelle du tribunal de Pikine-Guédiawaye.

A. Diouf, âgé de 44 ans et transporteur de profession, comparaissait pour des faits présumés de viol sur son ancienne receveuse de bus, M. Barry, une femme majeure. Placé sous mandat de dépôt depuis le 4 août 2023, l’accusé continue de contester les faits qui lui sont reprochés.

À l’issue de l’audience, le procureur de la République a requis une peine de 10 ans de réclusion criminelle, estimant que les éléments du dossier permettent de retenir la culpabilité du prévenu.

Deux versions opposées devant la barre

Lors de son passage à la barre, A. Diouf a maintenu sa défense développée depuis l’instruction. Il affirme qu’il entretenait une relation amoureuse secrète avec la plaignante et rejette catégoriquement l’accusation de viol.

Une version contestée par M. Barry. La plaignante a réaffirmé qu’il n’existait aucune relation sentimentale entre eux et a maintenu ses accusations contre son ancien employeur.

Selon son récit, les faits se seraient déroulés en août 2023, alors qu’elle travaillait comme receveuse de bus « Tata ». Après un différend professionnel lié à une suspension de travail, elle aurait été orientée vers son employeur afin de trouver une solution.

Elle affirme que le transporteur l’aurait conduite dans une auberge située à Malibu Plage, où elle aurait subi des violences sexuelles malgré son refus.

Le témoignage du gérant de l’auberge

Le témoignage du responsable de l’établissement a constitué un élément important des débats. Celui-ci affirme avoir entendu des cris provenant d’une chambre et avoir vu la victime sortir en pleurs.

D’après son récit, la plaignante lui aurait immédiatement déclaré avoir été victime d’un viol.

Le gérant affirme également que l’accusé aurait, dans un premier temps, reconnu les faits tout en soutenant que la relation était consentie, avant de remettre une somme d’argent à la victime pour ses frais de transport.

La défense plaide l’acquittement

Les avocats d’A. Diouf ont contesté la qualification de viol et dénoncé l’absence, selon eux, de preuves matérielles suffisantes.

La défense soutient que les deux parties entretenaient une relation amoureuse et estime que l’accusation ne repose pas sur des éléments permettant d’établir la contrainte.

Les conseils du prévenu ont ainsi demandé son acquittement pur et simple.

Le verdict attendu le 4 août

Dans ses réquisitions, le parquet a rejeté la thèse d’une relation sentimentale, estimant que le contexte de subordination professionnelle et les déclarations de la victime permettent de caractériser les faits de viol.

L’affaire a été mise en délibéré. La décision de la Chambre criminelle de Pikine-Guédiawaye est attendue le 4 août 2026.