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Malick Gakou charge le pouvoir sur les carburants : « Voilà vers quoi nous mène notre malédiction du pétrole »

Face à la hausse des prix du supercarburant et du gasoil, Malick Gakou dénonce une situation qu’il juge paradoxale pour un Sénégal devenu producteur de pétrole et de gaz. L’ancien ministre accuse certaines élites de corruption et d’enrichissement illicite et réclame des comptes.


Rédigé par leral.net le Dimanche 16 Août 2026 à 13:06 | | 0 commentaire(s)|

La hausse des prix des carburants continue de susciter des réactions dans la classe politique sénégalaise. Dans une déclaration, Malick Gakou, docteur en économie et ancien ministre, fustige l’augmentation du prix du supercarburant et du gasoil, estimant qu’elle risque d’aggraver davantage le coût de la vie.

Pour lui, cette situation aura nécessairement des conséquences sur les ménages, en particulier sur les couches les plus vulnérables. Il dénonce notamment le caractère paradoxal de cette évolution dans un pays qui est désormais producteur de pétrole et de gaz.

« Notre malédiction du pétrole »

Malick Gakou estime que les ressources naturelles du Sénégal devraient avant tout contribuer à améliorer les conditions de vie des populations.

Il dénonce toutefois une gestion qu’il juge marquée par la corruption et l’enrichissement illicite. Selon lui, certaines élites auraient spolié des ressources publiques et empêché les Sénégalais de bénéficier pleinement des retombées de leurs ressources naturelles.

« Voilà vers quoi nous mène notre malédiction du pétrole », déplore-t-il, estimant que les revenus issus des hydrocarbures tardent encore à produire des effets suffisamment visibles sur le quotidien de la majorité des Sénégalais.

Une accusation sur le coût de la corruption

L’ancien ministre avance également que la corruption coûterait au Sénégal trois points de croissance par an.

Une affirmation qu’il utilise pour dénoncer l’impact économique des pratiques de corruption et de la mauvaise gestion des ressources publiques.

Pour Malick Gakou, les responsables de ces dérives seraient toujours en liberté et continueraient, selon ses accusations, à profiter de richesses qu’il estime avoir été indûment acquises.

« Jusqu’à quand ? »

L’ancien ministre interpelle ainsi les autorités et l’opinion sur la nécessité de tirer les conséquences des pratiques qu’il dénonce.

Alors que le prix du supercarburant est désormais fixé à 990 F CFA le litre et celui du gasoil à 755 F CFA, le débat sur le pouvoir d’achat, les subventions énergétiques et les retombées de la production pétrolière et gazière s’intensifie.

Pour Malick Gakou, le contraste entre les ressources naturelles dont dispose désormais le Sénégal et les difficultés économiques rencontrées par une partie de la population constitue une situation « juste incroyable ».