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Manifestation des « Jakartamen » / Maguette Guèye, DG Carapide Prestige: « La livraison et les Jakarta impactent la mobilité des personnes et des biens sur l’étendue du pays »

Maguette Guèye, Directeur général de Carapide Prestige, une entreprise s’activant dans la livraison de produits, revient sur la manifestation des « Jakarmen ». Très responsable, il évoque de manière séreine l’extension de l’activité des taxis-motos, tout en attaquant le mal à la racine. Les différents ministères impliqués et l’administration territoriale, insiste-t-il, devraient engager un dialogue avec les « jakartamen », pour résoudre le problème.


Rédigé par leral.net le Mercredi 5 Janvier 2022 à 18:02 | | 0 commentaire(s)|

Manifestation des « Jakartamen » / Maguette Guèye, DG Carapide Prestige: « La livraison et les Jakarta impactent la mobilité des personnes et des biens sur l’étendue du pays »
L’évolution du monde entraîne des mutations, des capacités d’adaptation et des méthodes de survie. Les réalités d’une vie compliquée et complexe, obligent aujourd’hui, beaucoup de jeunes désemparés à s’engager dans le transport des taxis-motos pour résister ou subvenir aux besoins du quotidien. En un laps de temps, cette activité a pris de l’ampleur à Dakar et sa banlieue. Mais, des plaintes et des complaintes jaillissent de partout pour dénoncer, soit prootester contre une concurrence déloyale aux taximen, soit pour signaler des cas de vols et d’agressions dans différents lieux de la capitale.

Ainsi, le président de l’association max2roues, Maguette Guèye, accroché, révèle que ces manifestations de « Jakartamen » étaient prévisibles. Partant, dit-il, de la grève des transporteurs, il fallait s’y attendre. « La livraison et les jakarta impactent actuellement, la mobilité des personnes et des biens sur l’étendue du territoire national. Avec la grève des transporteurs, beaucoup prenaient les jakarta pour voyager ou aller au travail. Voyant cela, on savait qu’après cette grève, il y aurait des complications. Le monde évolue. Chacun doit pouvoir satisfaire ses besoins de la manière la plus convenable. J’avais attiré l’attention sur les éventuelles répercussions », a expliqué le président de l’association max2roues, Maguette Guèye.

Les motos- taxis, c’est des personnes qui transportent une certaine clientèle. Il reste un phénomène qui se voyait dans les régions. « Abdoulaye Wade l’avait institué dans les régions, pour lutter contre le chômage et contribuer à la création de l’emploi. Mais, l’activité est interdite dans la région de Dakar. En 2015, j’avais voulu faire du transport. Mais, le Ministère m’avait convoqué pour me dire que la législation ne le permet pas », se rappelle-t-il.

Le Directeur général de Carapide Prestige, précise que le coeur de métier de son entreprise, c’est la livraison. C’est à dire transporter un produit d’un point A à un point B. L’Etat et ses différentes ministères, insiste-t-il, devraient engager un dialogue avec les jeunes « jakartamen », ainsi que l’administration territoriale, pour résoudre le problème. « Le prétexte de cette décision est lié aux agressions et, aux cas vols récurrents, constatés. Et, pour régler ce problème, il faut juste immatriculer les motos. L’Etat doit aider à identifier les motos en circulation. Pour muter une moto, il suffit de se lever entre 6 heures et 7 heures. Comme ca, les policiers pourront identifier les motos et pourront traquer les conducteurs douteux », instruit-il.

Mais, le jeune peine à comprendre l’Etat, qui semble s’éloigner des pistes de solutions. D’après lui, l'Etat doit se concerter avec ceux qui sont dans le secteur. « Personne ne m’a consulté. Nous avons un Président jeune. Mais, nous ne sommes pas associés à la prise de décision dans ce secteur que nous maîtrisons parfaitement. »

Ailleurs, le Directeur général de Carapide Prestige estime que ce qu'il est possible de faire, est de sensibiliser pour mieux aider à l’organisation de l’activité. « Il y a certainement un manque de respect. Après tout, c’est l’Etat qui doit nous aider à nous structurer. Je peux acheter ma moto pour travailler. Me voyant avec un de mes partenaires ou camarades de travail sur la moto, un policier peut m’arrêter et me coller une infraction. Prendre des mesures drastiques n’est pas la solution. On est une famille de conducteurs Jakarta », écarte-t-il.

Conscient des difficultés à rencontrer le Ministre de l’Intérieur et autres autorités de la République, il préconise des concertations. « Nous lancons un appel à l’Etat. Que l’autorité sache qu’il y a partout des brebis galeuses. Mais, l’Etat doit nous impliquer, nous les jeunes, à des concertations pour faciliter la résolution de ce problème», a-t-il exhorté.

Suite à des arrestations de « Jakartamen » et autres conducteurs de moto, gardés dans des Commissariats, Maguette Guèye demande à l’autorité d’appliquer la clémence pour ces jeunes qui ne souhaitent que travailler dans un contexte économico-social difficile. Et, il invite à faire preuve de responsabilité pour éviter de donner raison aux détracteurs de ce type de transport. « Les conducteurs de motos-taxis et « jakartamen » doivent s’orienter vers nous pour porter leurs doléances. Que l’autorité sache que c’est des jeunes qui veulent juste, travailler pour soutenir des familles », plaide-t-il.

Tenant régulièrement des journées de sensibilisation sur le port de casque et le respect du code de la route, le président de l’association max2roues, considère que la jeunesse est l’espoir de demain. L’émergence, prévient-il, doit être portée par les jeunes. Suivant sa plaidoirie, il exige de l’Etat un accompagnement des jeunes entrepreneurs, pour qu'ils puissent relever les défis et contribuer au développement économique du pays.

Ousmane Wade

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