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Mauvaise gestion : Serigne Fallou sermonne les présidents africains

Jeune marabout très influent, Serigne Fallou Mbacké Aby, ardent défenseur de l’Afrique, ne change pas de cap. Tout en mettant le doigt sur les différents problèmes qui retardent le continent noir, Serigne Fallou Mbacké propose des voies de sortie pour tirer l’Afrique d’affaire.


Rédigé par leral.net le Mercredi 19 Février 2020 à 21:58 | | 0 commentaire(s)|

Homme de réseaux, Serigne Fallou Mbacké Aby soutient que le monde est dirigé par un lobby de onze personnalités. Le marabout précise que les présidents africains qui ne font pourtant pas partie de ce lobby, sont utilisés pour effectuer les « sales boulots ».

C’est d’ailleurs ces démarches qui irritent Serigne Fallou Mbacké Aby. Au point d’émettre des critiques contre eux. «Je les critique parce que certaines de leurs démarches me font très mal. Je les trouve complexés et même incompétents en voyant leurs nombreux échecs partout, notamment au niveau économique», a-t-il noté, convaincu qu’en raison de cette incompétence, l’Afrique n’a pas les moyens nécessaires pour exploiter ses ressources naturelles. Car, elle ne représente pas beaucoup au niveau de l’économie mondiale. Au point que ses populations n’ont même pas de quoi se nourrir encore moins se soigner.

Pour lui, les présidents africains doivent rester humbles. Car, à cause de leur incompétence, l’Afrique ne pèse absolument rien au niveau mondial. «C’est malheureux de le dire, mais les présidents africains jouent toujours les seconds rôles. Ils courent toujours derrière les puissances étrangères. Le budget des pays africains est égal aux budgets des petites entreprises étrangères.

Les présidents africains n’ont aucun esprit de créativité aussi bien dans le secteur du transport que dans le secteur de la télécommunication. Les chefs d’États africains font la promotion des marques étrangères…», relève-t-il. Pour juguler le problème de la sécurité, Serigne Fallou Mbacké Aby propose une armée africaine. «Cette idée n’est pas nouvelle. Beaucoup de pays africains étaient d’accord sur l’idée. C’est le financement qui faisait défaut. C’est ce qu’on appelait d’ailleurs la force d’intervention rapide FIR. Si l’Afrique veut être indépendante, elle doit avoir au minimum une bonne armée, une bonne politique économique, des experts et des moyens », préconise-t-il.

Pour lui, les pays africains doivent faire très attention avec les entreprises étrangères qui, souvent, ne sèment que désordre là où elles s’installent. «Des entreprises étrangères pétrolières ont des stratégies très louches. Au début, elles essayent de passer par des pots-de-vin pour mieux enrôler leurs associés. Une fois les contrats signés, elles changent de stratégies et créent de faux conflits pour installer des frustrations entre eux et leurs associés », révèle-t-il.

Et de soutenir que «si rien n’est fait, cela peut engendrer des plaintes ». A l’en croire, beaucoup d’agents de l’administration sont des victimes de ces genres de pratiques.

Sur ses relations avec les chefs d’Etats africains qu’il côtoie, Serigne Fallou Mbacké Aby note : «Ce ne sont pas des relations basées sur l’intérêt ou sur de l’argent comme le pensent certains. Pour moi, il n’y a pas de place pour l’argent dans les relations diplomatiques, c’est ma conviction. En revanche, il arrive que certains chefs d’Etat ou opposants en Afrique, me sollicitent pour des conseils, ou pour un appui financier. Mais l’argent n’est pas à la base de nos relations. C’est mon choix et personnellement ; il n’y a aucun président à qui j’envoie un émissaire pour demander quoi que ce soit ». Et d’ajouter : «le peuple, par contre, est plus puissant mais il est drogué, souvent endormi. Quant aux opposants qui me sollicitent, je dois juste préciser que je ne mêle pas de la politique intérieure d’un Etat mais je peux les appuyer différemment, en termes de moyens, par exemple leur mettre à disposition mon carnet d’adresses ».

C’est dans ce cadre, révèle-t-il que «je les coache aussi au plan communication et sécurité pour qu’il puisse atteindre ses objectifs. Je fais la même chose aussi pour des présidents en exercice. Et pour faire cela, il ne suffit pas d’avoir un certain âge, mais c’est des connaissances, du savoir et de l’expérience».



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