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Mbour : après 33 ans de mariage, un conflit autour du domicile conjugal finit devant le tribunal

À Mbour, le divorce d’un couple après 33 années de vie commune a débouché sur un nouveau bras de fer judiciaire autour du domicile conjugal. À l’audience, l’ex-épouse a produit des messages vocaux qu’elle présente comme des éléments de preuve contre son ancien mari.


Rédigé par leral.net le Samedi 8 Août 2026 à 12:54 | | 0 commentaire(s)|

Le divorce n’a pas mis fin au conflit entre A. Youm, 64 ans, et son ex-épouse A. Ndong, 60 ans. Après 33 années de vie conjugale, les deux anciens conjoints se retrouvent désormais devant le tribunal d’instance de Mbour, autour d’un litige portant notamment sur le domicile conjugal.

Selon les informations rapportées par L’Observateur, A. Youm souhaite récupérer la maison occupée par son ancienne épouse afin d’y installer sa nouvelle conjointe.

Mais A. Ndong refuse de quitter les lieux. Elle accuse son ex-mari d’avoir mené une campagne visant à la pousser dehors, notamment en tenant des propos qu’elle considère comme diffamatoires auprès de leurs enfants.

À la barre, A. Youm a reconnu avoir évoqué avec ses enfants le différend qui l’opposait à leur mère. Il conteste toutefois toute volonté de diffamation et affirme avoir voulu convaincre son ex-femme de quitter le domicile à la suite de leur divorce.

Très émue lors de l’audience, A. Ndong a, de son côté, expliqué que les tensions se seraient notamment aggravées après le remariage de son ancien conjoint. Elle affirme que la nouvelle épouse de celui-ci ne souhaitait pas vivre sous le même toit qu’elle.

L’ex-femme accuse également A. Youm d’avoir falsifié certains documents administratifs relatifs à la maison. Elle soutient avoir largement participé à la construction et à l’entretien du domicile.

Des audios au cœur des débats

L’audience a connu un moment particulièrement marquant lorsque A. Ndong a produit des messages vocaux attribués à son ancien mari.

Dans ces enregistrements, celui-ci lui aurait proposé une réconciliation en échange d’une somme de 100 000 francs CFA. Une proposition que l’intéressée affirme avoir refusée.

Après les débats, le procureur a requis l’application de la loi.

Le tribunal d’instance de Mbour a finalement mis l’affaire en délibéré. La décision est attendue le 3 septembre prochain.