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Menace de troubles à l'ordre public: Un délit de l’incertitude voire imaginaire

Libérez Dame Mbodj et les autres
On doit arrêter des gens pour des actes commis et non sur des suppositions. (Moustapha Diakhaté)


Rédigé par leral.net le Lundi 1 Mars 2021 à 18:08 | | 1 commentaire(s)|

Menace de troubles à l'ordre public: Un délit de l’incertitude voire imaginaire
En 1993, j'étais accusé de menace de troubles à l'ordre public et rébellion pour avoir répondu au Commissaire du Plateau de l'époque, qui m'avait dit: monsieur dispersez-vous !

Étant seul sur le trottoir de la Cathédrale, je lui ai répondu: chef, comment une personne seule peut se disperser ?

Finalement, il m'a fait embarquer. Deux jours après, j'étais inculpé de menace de trouble à l'ordre public et rébellion.

Après une semaine à Rebeuss, mes compagnons d'infortune et moi entamions une grève de fain illimitée, couronnée par une éternelle liberté provisoire.

28 ans après, au Sénégal, on continue à arrêter des citoyens pour menace de troubles à l'ordre public, c'est-à-dire pour une infraction qui n'est pas commise. Pourtant, il est dit partout que la Loi pénale est la Loi de La Certitude.

Cette infraction héritée de Loi française anticasseurs de 1968 semble aimée par la République du Sénégal.

Ça s'appelle une arrestation préventive. Genre, guerre Georges Bush fils pour détention supposée d'armes de destruction massive.

Nb: La notion d'ordre public recouvre “le bon ordre, la sécurité, la salubrité et la tranquillité publique”.

Vive la République !

Vive le Sénégal !




Moustapha Diakhaté



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