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Mondial 2018 : Sélectionneur africain le moins payé : Faut-il revaloriser Aliou Cissé ?

A un an de la fin de son contrat en mars 2019, le sélectionneur Aliou Cissé attend toujours une proposition de renouvellement de contrat assortie d’une revalorisation salariale, mieux que ses 9 millions FCFA actuels. Face au peu d’entrain de la Fédération sénégalaise de football (FSF), la question à se poser, est de savoir si l’expertise nationale est suffisamment valorisée, comparativement aux autres sélectionneurs des équipes africaines.


Rédigé par leral.net le Lundi 5 Mars 2018 à 10:20 | | 0 commentaire(s)|


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Objectifs CAN et Mondial atteints
Cissé avait signé le 4 mars 2015 pour une durée de 4 ans, mais un bilan d’étape devait etre effectué au bout de deux ans, avant de le prolonger alors jusqu’en 2019, conformément à la clause du contrat qu’il a signée avec la fédération sénégalaise de football. Chose faite en janvier 2017, car Cissé avait atteint les objectifs qui lui avaient été assignés : à savoir une qualification en quarts de finale de la CAN 2017. Avec une qualification au Mondial 2018, après 16 ans d’absence au concert mondial, on s’attend logiquement à ce qu’il soit à nouveau convié à des discussions. Quand il a renouvelé son contrat en janvier 2017, la qualification au Mondial russe était l’objectif principal assigné.

D’où l’incompréhension de ses proches, qui ne comprennent pas à quoi jouent les dirigeants du football local, étant donné que son bail actuel expire en 2019.

Cissé, le smicard avec ses 9 millions
Il ne faut pas jeter un coup d’œil sur le bulletin de salaire du sélectionneur national Aliou Cissé. Tellement sa paie est modique par rapport aux différents sélectionneurs des pays africains, pas seulement ceux qui seront à la prochaine Coupe du monde.
Cissé perçoit 9 millions FCFA par mois, alors que le nouveau sélectionneur de la Guinée, le Belge Paul Put, émarge à hauteur de 16 millions FCFA. La Fédération guinéenne de football (FEGUIFOOT) avait fixé un plafond de 30 mille dollars. Aujourd’hui, c’est le minimum consenti pour un entraîneur étranger en Afrique.

Comparativement aux sélectionneurs des pays africains qualifiés au Mondial 2018, Aliou Cissé est celui dont l’expertise est la moins valorisée.

Prolongé jusqu’en 2022, le sélectionneur national du Maroc, Herve Renard, a tiré les bénéfices de la qualification au mondial 2018 des « Lions de l’Atlas ». Le technicien français, en plus de l’extension de son contrat, va percevoir 800 mille dirhams (48 millions FCFA), alors qu’il touchait 600 mille dirhams (36 millions FCFA).

L’entraîneur national du Nigéria, le franco-Allemand Gernot Rohr, a un salaire mensuel de 47 mille dollars par mois (23 millions FCFA). Le Tunisien Nabil Maaloul, qui a signé un contrat de deux ans, reçoit un salaire mensuel de 23 mille euros (15 millions FCFA) avec une clause. « S’il qualifie son équipe pour la Coupe du monde, il se verra attribuer une prime intéressante », avait dit la Fédération tunisienne. Et enfin, l’entraîneur national de l’Egypte, l'Argentin Hector Cuper, touche un salaire estime à 30 mille euros (environ 19.65 millions FCFA) par mois.

Aujourd’hui, si le Sénégal devait chercher un sélectionneur étranger, quelle serait la rémunération qui lui serait proposée ?




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