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Ndiaganiao : Pastef réagit à l’interdiction de sa cérémonie de vente de cartes

Le Bureau politique national de Pastef a réagi à l’annulation, par le sous-préfet de Fissel, de l’autorisation accordée pour une journée de vente de cartes de membres à Ndiaganiao. Le parti d’Ousmane Sonko dit prendre acte de la décision, tout en dénonçant fermement ce qu’il considère comme un recul de l’administration territoriale.


Rédigé par leral.net le Samedi 29 Août 2026 à 04:06 | | 0 commentaire(s)|

Pastef prend acte, mais dénonce un « revirement »

La décision du sous-préfet de Fissel d’interdire la cérémonie de lancement de la vente de cartes de membres de Pastef à Ndiaganiao n’a pas provoqué la réaction attendue dans les rangs du parti au pouvoir.

Dans un communiqué, le Bureau politique national (BPN) affirme « prendre acte » de l’arrêté d’interdiction, tout en dénonçant « avec la plus grande fermeté ce revirement spectaculaire » de l’autorité administrative.

Selon Pastef, la manifestation avait initialement été autorisée avant que cette autorisation ne soit annulée.

Le motif de l’ordre public contesté

Le sous-préfet de Fissel justifie sa décision par des « risques de troubles à l’ordre public » ainsi que par « l’insuffisance de forces de sécurité disponibles pour encadrer la manifestation ».

Des arguments que le BPN de Pastef rejette. Le parti dénonce plus largement les pratiques d’une partie de l’administration territoriale, qu’il accuse de « renoncer à sa neutralité républicaine » et d’entraver l’animation politique des partis.

Appel au calme des militants

Malgré son désaccord, Pastef appelle ses militants et sympathisants à ne pas céder aux provocations qu’il attribue à une mouvance présidentielle « de plus en plus fébrile ».

Le parti interpelle également le ministre de l’Intérieur, qu’il considère comme le garant de la neutralité politique de l’administration territoriale, et lui demande de « mettre fin à ces agissements ».

Pastef assure enfin qu’il entend rester fidèle à sa « ligne de conquête pacifique du pouvoir » et annonce son intention d’utiliser « toutes les voies de droit » pour défendre les libertés publiques.

L’interdiction de cette cérémonie à Ndiaganiao pourrait ainsi donner lieu à une bataille sur le terrain juridique, alors que le débat sur l’organisation des activités politiques continue de s’intensifier.