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"Nous avons le devoir collectif de protéger nos institutions"

Rédigé par leral.net le Mardi 24 Février 2026 à 08:30 | | 0 commentaire(s)|

Monsieur le Président de la République, Son Excellence Brice Clotaire Oligui Nguema,
Conscient que chaque Gabonais a le droit d'écrire au Chef de l'État, je me permets respectueusement d'attirer votre haute attention sur la situation que traverse actuellement notre pays, notamment dans le Grand Libreville.
Vous êtes un Président légitime, élu et plébiscité par le peuple gabonais à plus de 94 % des suffrages pour un mandat de sept ans. Ce score historique traduit une confiance (...)

- LIBRE PROPOS /

Monsieur le Président de la République,
Son Excellence Brice Clotaire Oligui Nguema,

Conscient que chaque Gabonais a le droit d'écrire au Chef de l'État, je me permets respectueusement d'attirer votre haute attention sur la situation que traverse actuellement notre pays, notamment dans le Grand Libreville.

Vous êtes un Président légitime, élu et plébiscité par le peuple gabonais à plus de 94 % des suffrages pour un mandat de sept ans. Ce score historique traduit une confiance exceptionnelle et une volonté claire du peuple de vous voir conduire le Gabon vers la stabilité, la réforme et le progrès. Cette légitimité démocratique mérite d'être protégée et respectée.

Cependant, la concomitance de plusieurs tensions sociales interpelle profondément :

● Grève des enseignants ;

● Grève dans le secteur de la santé ;

● Mouvements dans le secteur pétrolier ;

●Délestages d'électricité répétés que vivent quotidiennement les populations.

Ces coupures d'électricité, parfois perçues comme ciblées dans le Grand Libreville, constituent un danger réel pour la sécurité des personnes et des biens, notamment dans certaines zones enclavées à forte intensité sécuritaire et accidentogène. Cette obscurité prolongée fragilise le climat social et peut, à terme, affecter la confiance dans nos institutions.

Beaucoup de citoyens s'interrogent : assistons-nous à de simples dysfonctionnements sectoriels ou à des dynamiques plus profondes susceptibles d'alimenter une instabilité institutionnelle ? Sans céder à la spéculation, il apparaît indispensable de vérifier, d'analyser et d'anticiper toute tentative de fragilisation de l'État.

Monsieur le Président, la vigilance, la retenue et la prudence sont essentielles dans un tel contexte. Il est également crucial de s'assurer que les femmes et les hommes qui vous entourent servent loyalement votre vision et l'intérêt supérieur de la Nation. La protection des institutions passe par un entourage compétent, intègre et aligné sur vos objectifs. Un assainissement autour de vous, si nécessaire, serait un signal fort de rigueur et d'autorité.

Nous avons le devoir collectif de protéger nos institutions. Ceux qui aspirent à exercer les plus hautes fonctions doivent respecter le calendrier républicain et attendre l'échéance légale du mandat. La déstabilisation ne saurait être une voie d'alternance. Disons non aux jeux dangereux et aux tentatives de fragilisation institutionnelle.

Enfin, à l'approche de l'anniversaire de votre prestation de serment du 3 mai 2025 au 3 mai 2026, il serait salutaire de présenter au peuple un bilan clair de cette première année de présidence : identifier ce qui a bien fonctionné, reconnaître ce qui a moins bien marché, et procéder aux ajustements nécessaires. Ce diagnostic transparent renforcerait davantage votre légitimité et consoliderait la confiance populaire.

Veuillez agréer, Monsieur le Président de la République, l'expression de mon profond respect et de mon attachement à la stabilité, à la souveraineté et à l'avenir du Gabon.

Armand DAGRACA TCHITEMBO
Citoyen gabonais



Source : https://www.gabonews.com/fr/actus/libre-propos/art...