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Nouveau gouvernement : les tensions s’accentuent entre Pastef et certains ministres maintenus

Après la décision de PASTEF de ne pas participer au nouveau gouvernement, les premières sanctions politiques commencent à tomber. Après Yankhoba Diémé, le ministre de la Santé Ibrahima Sy fait également l'objet de mesures d'exclusion au sein de sa base politique.


Rédigé par leral.net le Mardi 2 Juin 2026 à 11:33 | | 0 commentaire(s)|

La recomposition du paysage politique autour du nouveau gouvernement continue de produire ses effets. Quelques heures après l'annonce de Ousmane Sonko selon laquelle PASTEF-Les Patriotes ne participerait pas à la nouvelle équipe gouvernementale, plusieurs responsables du parti maintenus au gouvernement font face à des réactions de leurs bases militantes.

Après Yankhoba Diémé, dont la section de Bignona a annoncé son retrait des plateformes du parti, c'est désormais Ibrahima Sy qui est visé par des mesures similaires.

Selon les informations rapportées, le ministre de la Santé a été exclu des instances locales de PASTEF à Podor. Il aurait également été retiré des groupes de communication du parti dans le département, une décision interprétée comme une conséquence directe de son maintien dans le nouveau gouvernement malgré la position officielle du mouvement.

Cette situation met en lumière les tensions internes qui entourent la formation du nouvel exécutif et la volonté affichée par certains militants de faire respecter la ligne politique définie par la direction du parti.

Toutefois, Ibrahima Sy et Yankhoba Diémé ne sont pas les seuls responsables identifiés comme proches de PASTEF au sein du gouvernement. Moussa Balla Fofana, nommé ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des territoires, ainsi que Alioune Dione, figurent également parmi les personnalités associées au parti et présentes dans la nouvelle équipe gouvernementale.

L'évolution de ce dossier sera particulièrement suivie dans les prochains jours, alors que les instances nationales de PASTEF n'ont pas encore communiqué officiellement sur d'éventuelles sanctions disciplinaires à l'encontre des membres du parti ayant accepté de siéger dans le gouvernement.