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ONU : Macky Sall structure sa candidature autour de trois axes stratégiques pour réformer le multilatéralisme

Candidat au poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, l’ancien président sénégalais Macky Sall a dévoilé une feuille de route articulée autour de trois piliers majeurs. Son projet met l’accent sur la réforme de la gouvernance mondiale, l’efficacité de l’ONU et le développement comme levier de stabilité internationale.


Rédigé par leral.net le Mardi 9 Juin 2026 à 19:16 | | 0 commentaire(s)|

Officiellement engagé dans la course au poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, l’ancien président sénégalais Macky Sall a présenté les grandes lignes de sa vision pour l’avenir du multilatéralisme.

Dans un contexte mondial marqué par la multiplication des crises, des tensions géopolitiques et des défis sécuritaires, le candidat sénégalais propose une réforme en profondeur du système onusien. Sa feuille de route repose sur trois axes principaux qu’il considère comme essentiels pour restaurer la confiance et l’efficacité de l’institution.

Le premier pilier concerne la gouvernance et la participation des États membres. Macky Sall plaide pour un renforcement du rôle des pays, qu’ils soient grands ou petits, du Nord comme du Sud, dans les processus de prise de décision. Il estime que la réforme de l’ONU doit être le résultat d’un consensus global afin de rétablir la confiance entre les nations.

Le deuxième axe porte sur la performance interne de l’organisation. L’ancien chef de l’État appelle à une ONU plus efficace, dotée de mécanismes clairs d’évaluation de son action sur le terrain. Il propose une meilleure définition des mandats des agences, une rationalisation de la gestion des ressources et une transparence accrue dans le suivi des résultats.

Enfin, le troisième pilier met l’accent sur le développement économique comme condition essentielle de la paix et de la stabilité. Selon lui, les réponses purement sécuritaires ne suffisent pas face aux crises contemporaines. Il préconise davantage d’investissements dans l’emploi des jeunes et des femmes, les infrastructures, la justice climatique et l’accès équitable aux financements internationaux.

Macky Sall insiste également sur la dimension morale de la fonction de Secrétaire général, rappelant que cette responsabilité repose avant tout sur la crédibilité, l’impartialité et l’autorité éthique.

Portée initialement par le Burundi, cette candidature s’inscrit dans une compétition diplomatique internationale stratégique, alors que plusieurs États s’activent déjà autour de la succession d’António Guterres.