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Opérations de sécurisation: Le grand mystère autour du bilan de cette offensive de l’Armée

Les zones sous intenses bombardements de l’Armée, des positions rebelles pilonnées ; quel bilan tiré après une semaine d’offensive de l’Armée ? Un grand mystère entoure encore le bilan de ces opérations de sécurisation menées par l’Armée sénégalaise dans la zone du Sud, sur la bande frontalière de la Guinée-Bissau. Du côté de l’Armée, comme du côté des bandes armées, c’est la grande inconnue sur le bilan des pertes en vies humaines.


Rédigé par leral.net le Samedi 6 Février 2021 à 08:32 | | 0 commentaire(s)|

Opérations de sécurisation: Le grand mystère autour du bilan de cette offensive de l’Armée
Même si certains avancent de lourdes pertes subies par les bandes armées. L’offensive de l’Armée aurait fait fuir de l’autre côté de la frontière ces bandes armées, qui ont laissé derrière leurs bases complètement démantelées. Combien sont-ils les rebelles et les militaires qui ont péri ? C’est la grande interrogation et le mystère d’un bilan d’une semaine d’intenses bombardements de l’Armée dans les zones de Sikoun, Mbissine, Bilass, Bafata… pour des opérations de sécurisation dans une région où l’accalmie reste encore prisonnière d’une «paix armée».

Il est encore difficile voire quasi impossible de donner un bilan exact des opérations de sécurisation de l’Armée sénégalaise dans la zone sud de la région de Ziguinchor. Opérations qui touchent la partie sud du département de Ziguinchor, surtout polarisée par les communes de Boutoupa Camaracounda, Niaguis, Adéane et Kaour (cette dernière commune se situe dans le département de Goudomp, région de Sédhiou).

Même s’il est indéniable que des pertes en vies humaines (avec de nombreux cadavres du côté des bandes armées signalés par des sources) seraient enregistrées, vu l’intensité des bombardements dans la zone depuis une semaine.

Des zones d’ombre persistent autour du bilan surtout en termes de perte en vies humaines ; mystère qui trouve sa justification sur la posture des bandes armées, qui ne laissent jamais leurs morts et blessés sur place.

Ces éléments armés préfèrent les emporter loin du champ de bataille, pour leur réserver une sépulture digne de leur tradition, ajouté à cela, ces mêmes bandes armées veulent éviter que leur décompte macabre sur place soit utilisé par leurs «ennemis» comme une arme de propagande qui les affecterait psychologiquement. Et d’ailleurs, depuis l’éclatement du conflit, il est quasi rare de voir le cadavre d’un élément armé abandonné dans le champ de bataille.

Rien ne filtre sur le bilan, mais…

Du côté de l’Armée également, rien ne filtre sur le bilan, en pertes. La grande muette reste muette sur ses pertes aussi. Ainsi, un grand mystère entoure ces opérations de sécurisation marquées par d’intenses bombardements dans les fiefs rebelles.

Mais, selon certaines sources, plusieurs bastions rebelles ont été démantelés par les frappes de l’Armée sénégalaise dans cette zone sud de la région de Ziguinchor, en proie, depuis une semaine, à de violents bombardements.

La base de Sikoun serait «tombée» ; si cela est confirmé, les bandes armées accuseraient alors une grosse perte, surtout que cette base, abandonnée «volontairement» par le chef rebelle Ibrahima Kompass Diatta et ses hommes, est contrôlée par un autre chef rebelle, Adama Sané.

L’offensive menée par l’Armée dans la zone aurait permis de chasser les bandes armées de la mythique base de Sikoun mais aussi des autres bastions situés sur la bande frontalière de la Guinée-Bissau. Un sanctuaire rebelle qui reste une position stratégique pour les bandes armées. Le fort déploiement des troupes de l’Armée sénégalaise dans la zone imprime une situation de tension et d’escalade de violence dans cette partie sud du pays.





Sud Quotidien



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