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Owendo : près de 40 familles vivent depuis 9 mois dans des conditions de grande précarité au complexe sportif Léon Augé.

Rédigé par leral.net le Mardi 21 Avril 2026 à 12:48 | | 0 commentaire(s)|

Depuis la démolition de leurs habitations au site dit « Carrefour SNI », dans la commune d'Owendo, une quarantaine de familles ont trouvé refuge dans les gradins du complexe sportif Léon Augé. Neuf mois plus tard, elles survivent toujours sans eau, sans, sans intimité et dans une indifférence générale qui interpelle la conscience collective.
Depuis la démolition de leurs habitations sur le site dit « Carrefour SNI », dans le 1er arrondissement de la commune d'Owendo, près de quarante (...)

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Depuis la démolition de leurs habitations au site dit « Carrefour SNI », dans la commune d'Owendo, une quarantaine de familles ont trouvé refuge dans les gradins du complexe sportif Léon Augé. Neuf mois plus tard, elles survivent toujours sans eau, sans, sans intimité et dans une indifférence générale qui interpelle la conscience collective.

Depuis la démolition de leurs habitations sur le site dit « Carrefour SNI », dans le 1er arrondissement de la commune d'Owendo, près de quarante (40) familles vivent aujourd'hui une situation d'une extrême précarité. Privées de toute solution de relogement, elles ont été contraintes de s'installer dans les gradins du complexe sportif Léon Augé, transformant malgré elles cet espace dédié au sport et à la vie communautaire en lieu de survie.

Cela fait désormais près de dix (10) mois que ces familles y vivent dans des conditions particulièrement difficiles, exposées en permanence aux intempéries, aux vents, à la chaleur et aux moustiques, sans accès adéquat à l'eau potable ni à l'électricité. À ces privations s'ajoutent des conditions d'hygiène quasi inexistantes et une absence totale d'intimité, les familles cohabitant dans des espaces ouverts sans aucune séparation, ce qui accentue davantage la vulnérabilité des enfants, des femmes et des personnes âgées.

Plus préoccupant encore, ces familles vivent cette réalité au vu et au su de tous, dans une totale indifférence, comme si leur détresse s'était progressivement installée dans le paysage quotidien sans susciter de réaction à la hauteur de la situation. Cette banalisation silencieuse de la souffrance interroge profondément la conscience collective et met en lumière les enjeux liés à la dignité humaine et à la solidarité sociale.

Au-delà des conditions matérielles, c'est en effet la question fondamentale du respect de la personne humaine qui se pose. Vivre durant plusieurs mois dans un espace public détourné de sa fonction initiale, sans protection, sans intimité et sans perspective claire de relogement, constitue une réalité difficilement compatible avec les principes de justice sociale et de protection des populations vulnérables.

Face à cette situation, les femmes de l'Alliance Indépendante pour le Renouveau (AIR), mouvement associatif à caractère citoyen, social et politique, se sont rendues sur place afin de constater de visu les conditions de vie de ces familles et d'écouter leurs témoignages. Cette démarche s'inscrit dans la philosophie de l'AIR : « servir sans trahir, construire sans exclure et agir sans attendre », et traduit sa volonté de rester proche des populations en détresse.

Dans ce contexte, un appel pressant est lancé aux plus hautes autorités administratives et sociales afin que des mesures urgentes soient prises, notamment en matière de relogement, d'assistance humanitaire et d'accompagnement social durable. Il s'agit non seulement de répondre à une urgence sociale évidente, mais également de restaurer des conditions de vie dignes pour des familles dont la situation ne peut plus se prolonger sans réponse concrète.

Ces quarante familles ne réclament ni privilège ni faveur, mais simplement le droit fondamental à un toit, à la sécurité et à la dignité. Après neuf mois d'attente et de précarité, l'urgence d'une intervention rapide et structurée s'impose désormais comme une nécessité humaine et sociale incontournable.

MT/2EB



Source : https://www.gabonews.com/fr/actus/social/article/o...