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PASTEF monte au créneau après les convocations de deux de ses députés

Le groupe parlementaire PASTEF-Les Patriotes a vivement réagi aux convocations adressées aux députés Cheikh Bara Ndiaye et Guy Marius Sagna. Dans un communiqué, les parlementaires dénoncent une atteinte aux règles encadrant l’immunité parlementaire et réclament le respect strict des procédures prévues par la loi.


Rédigé par leral.net le Lundi 1 Juin 2026 à 10:40 | | 0 commentaire(s)|

PASTEF monte au créneau après les convocations de deux de ses députés
Le groupe parlementaire PASTEF-Les Patriotes a exprimé sa « profonde indignation » à la suite des convocations adressées aux députés Cheikh Bara Ndiaye et Guy Marius Sagna par la Gendarmerie nationale.

Dans un communiqué publié ce dimanche 31 mai 2026, le groupe dénonce également ce qu’il présente comme une tentative d’interpellation de Cheikh Bara Ndiaye par des éléments de la Section de recherches à l’intérieur même de l’Assemblée nationale, quelques instants après la clôture d’une séance plénière tenue en session ordinaire.

Selon les responsables du groupe parlementaire, une telle démarche soulève des interrogations quant au respect des dispositions constitutionnelles protégeant les élus dans l’exercice de leur mandat. Ils estiment que l’Assemblée nationale, en tant qu’institution représentant le pouvoir législatif, doit bénéficier d’un respect particulier des procédures prévues par les textes.

Le groupe rappelle que l’immunité parlementaire est encadrée notamment par l’article 61 de la Constitution et l’article 60 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Il précise toutefois que les députés demeurent soumis aux lois de la République et peuvent être entendus dans le cadre d’enquêtes ou de procédures judiciaires régulières.

Pour les parlementaires de PASTEF, toute mesure coercitive ou restrictive de liberté visant un député doit cependant respecter les mécanismes prévus par la Constitution et les lois en vigueur.

Le groupe parlementaire appelle ainsi au strict respect des procédures relatives à l’immunité parlementaire et met en garde contre toute action susceptible d’être perçue comme une atteinte à la liberté d’expression ou à l’indépendance des représentants du peuple.

Cette affaire intervient dans un contexte politique marqué par de vifs débats sur les rapports entre institutions et sur les garanties accordées aux élus dans l’exercice de leurs fonctions.