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Paludisme : Les populations et le secteur privé sénégalais interpellés pour l’élimination de la maladie.

Rédigé par leral.net le Dimanche 25 Avril 2021 à 23:59 | | 0 commentaire(s)|

La lutte contre le paludisme continue de générer des résultats rassurants. Au cours de l’année 2020, marquée essentiellement par la montée en puissance des maladies émergentes, il est relevé une tendance baissière du taux de malades du paludisme de l’ordre de 10%. Les cas graves de paludisme ont suivi la même tendance avec une baisse de la moitié. Idem pour les décès liés à cette maladie qui eux, ont diminué de près du tiers (1/3).
Paludisme : Les populations et le secteur privé sénégalais interpellés pour l’élimination de la maladie.

Le Sénégal n’entend pas lâcher du lest, dans la lutte qu’il a engagée pour atteindre l’élimination du paludisme. Et sa détermination, le ministre de la Santé et de l’Action sociale, Abdoulaye Diouf Sarr, l’a réitérée ce dimanche 25 avril 2021, marquant la Journée mondiale de lutte contre le paludisme.

 

‘’Ce matin, c’est avec un immense plaisir que je préside la cérémonie officielle marquant cette journée durant laquelle notre pays renouvelle son engagement à lutter contre cette maladie qui fait encore des ravages. Je dois rappeler que le Sénégal s’est très tôt engagé dans la lutte contre le paludisme’’, a rappelé le ministre qui a présidé cette rencontre. Une occasion pour lui de rappeler que ‘’le dernier bulletin épidémiologique montre une évolution globalement satisfaisante des indicateurs de morbidité et de mortalité dans la période de mise en œuvre du Plan stratégique national 2016-2020 du Programme national de lutte contre le paludisme (Pnlp)’’.

 

En atteste, selon lui, les résultats obtenus. ‘’Si nous prenons l’année 2015 comme année de référence, nous pouvons noter qu’en 2020, le nombre de cas de paludisme a baissé de 9,5%, les cas graves de paludisme ont baissé de 48,6%, les décès liés au paludisme de 29,1%. Ces résultats très encourageants ont été obtenus grâce à plusieurs stratégies mises en œuvre et à l’action concertée de tous les acteurs’’. Il s’agit, selon lui, de ‘’la systématisation des tests de diagnostic rapide ; la mise en œuvre du traitement préventif intermittent chez la femme enceinte ; la distribution des moustiquaires imprégnées à longue durée d’action en routine, la prise en charge des cas de paludisme à domicile’’, etc...

 

Toutes choses qui font qu’aujourd’hui, ‘’année après année, des efforts ont été déployés à tous les niveaux pour faire reculer la maladie. Aujourd’hui, la physionomie du paludisme au Sénégal reste globalement dominée par une zone de pré-élimination, mais aussi par une zone de contrôle fortement impaludée. Cela montre bien qu’il est bien possible de parvenir à l’élimination du paludisme dans notre pays. Les interventions de pré-élimination mises en œuvre dans la zone nord vont nous permettre à terme de répondre présent au rendez-vous de 2030’’.

 

Une évolution globalement satisfaisante des indicateurs de morbidité et de mortalité notée

 

Le ministre de la Santé est convaincu qu’il est possible de tirer un trait sur le paludisme. Et que cela appelle, juste de notre part, ‘’un engagement, une détermination et une persévérance dans le combat’’, mais aussi ‘’une lutte acharnée contre le paludisme qui continue de faire des ravages, avec ses effets néfastes sur la santé des populations et ses conséquences socio-économiques’’.

 

Conscient des défis qui, à ses yeux, restent énormes, Abdoulaye Diouf Sarr a relevé la nécessité pour les populations de ‘’consolider les acquis, mais aussi et surtout d’accélérer le contrôle dans les zones à incidence élevée, en vue d’atteindre les objectifs d’élimination du paludisme vers l’horizon 2030’’. Quant aux populations qui, selon lui, ont un rôle déterminant à jouer, appel leur a été fait ‘’d’accompagner toutes les interventions destinées à lutter de manière efficace contre le paludisme’’, mais surtout ‘’à recourir précocement aux soins en cas de fièvre, à dormir sous une moustiquaire imprégnée et à préparer les pièces pour les aspersions intra domiciliaires’’.

 

Dans cette lutte contre la maladie, les acteurs du secteur privé n’ont pas été laissés en rade. Ils ont été invités ‘’à s’engager encore plus dans la lutte contre le paludisme’’. Parce que doté d’une capacité énorme à contribuer à l’élimination de cette maladie à travers leur responsabilité sociétale d’entreprise. 


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Source : https://www.dakaractu.com/Paludisme-Les-population...


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