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Pétrole : le WTI dépasse les 100 dollars, les tensions au Moyen-Orient propulsent les prix

Rédigé par leral.net le Lundi 23 Mars 2026 à 10:40 | | 0 commentaire(s)|

Les marchés pétroliers s’emballent sous l’effet des tensions géopolitiques. Le baril de West Texas Intermediate (WTI) a franchi la barre symbolique des 100 dollars, tandis que le Brent s’est établi en forte hausse à 113,44 dollars, en progression de 1,73 %.


Une flambée alimentée par le conflit

À l’origine de cette hausse : l’intensification du conflit impliquant les États-Unis et Israël face à Iran. La guerre, déclenchée le 28 février, perturbe fortement le transit des hydrocarbures, notamment via le stratégique détroit d'Ormuz.

Quelques minutes après l’ouverture à la Bourse de Chicago (CME), le WTI pour livraison en mai progressait de 1,78 % à 100,10 dollars. Le Brent suivait la même tendance haussière.

Un marché sous tension extrême

La hausse est d’autant plus marquée que les prix étaient nettement plus bas avant le déclenchement des hostilités : 67,02 dollars pour le WTI et 72,48 dollars pour le Brent le 27 février.

La situation pourrait encore s’aggraver. L’armée israélienne a annoncé une intensification de ses opérations militaires, tandis que Donald Trump a lancé un ultimatum à Téhéran pour rouvrir le détroit d’Ormuz sous 48 heures, sous peine de frappes massives sur les infrastructures iraniennes.

Un chokepoint stratégique pour le pétrole mondial

Le détroit d’Ormuz constitue un point névralgique : près de 20 % de la production mondiale de pétrole y transite. Toute perturbation de ce passage entraîne immédiatement des tensions sur les marchés.

En réponse aux frappes, l’Iran multiplie les attaques contre des infrastructures énergétiques et des navires dans le Golfe, accentuant les risques sur l’approvisionnement mondial.

Des tentatives pour calmer les marchés

Face à la flambée des prix, les États-Unis ont autorisé temporairement la vente de pétrole iranien stocké en mer. Une mesure qui pourrait toutefois rester symbolique, Téhéran affirmant ne disposer d’aucun surplus significatif.

Dans ce contexte incertain, les marchés restent extrêmement volatils, suspendus à l’évolution du conflit et à toute décision pouvant affecter l’équilibre énergétique mondial.