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Pikine-Guédiawaye : un boucher poursuivi pour viols sur mineurs, le parquet requiert 20 ans de réclusion

Jugé par la chambre criminelle du tribunal de grande instance de Pikine/Guédiawaye, Ndiassé S., boucher de profession, est accusé de plusieurs faits de viols, pédophilie, actes contre-nature et attentat à la pudeur sur des garçons mineurs. Le procureur a requis une peine de 20 ans de prison, tandis que le verdict est attendu le 4 août prochain.


Rédigé par leral.net le Vendredi 24 Juillet 2026 à 11:56 | | 0 commentaire(s)|

Une affaire d’une extrême gravité est actuellement examinée par la chambre criminelle du tribunal de grande instance de Pikine/Guédiawaye. Ndiassé S., un boucher en détention préventive depuis 2022, comparaît pour des accusations de viols sur mineurs, pédophilie, actes contre-nature et attentat à la pudeur sous la contrainte.

À l’issue des débats, le procureur de la République a requis une peine de 20 ans de réclusion criminelle, estimant qu’une sanction exemplaire devait être prononcée au regard de la gravité des faits reprochés.

Des victimes mineures et un mode opératoire similaire

Selon les éléments évoqués lors du procès, plusieurs garçons âgés de 13 à 14 ans auraient été ciblés dans des circonstances similaires. Les victimes racontent avoir été approchées dans des zones peu fréquentées, notamment entre Thiaroye-Sur-Mer et Mbour, avant d’être conduites vers des endroits isolés.

Les témoignages recueillis à la barre décrivent des faits d’une grande violence, accompagnés de menaces destinées à empêcher les victimes de parler. Quatre d’entre elles ont livré des récits concordants devant les juges.

Les certificats médicaux produits dans le dossier font état de lésions constatées sur les victimes, venant appuyer leurs déclarations.

La défense évoque une possible altération mentale

Devant la cour, le mis en cause a reconnu certains faits tout en affirmant ne pas se présenter sous le même nom que celui mentionné dans le dossier. Son avocat a plaidé l’irresponsabilité ou une altération des facultés mentales, regrettant l’absence d’une expertise psychiatrique durant l’instruction.

La défense estime que le comportement décrit ne pourrait être celui d’une personne pleinement consciente de ses actes.

Le parquet maintient la responsabilité du prévenu

Le ministère public considère toutefois que, malgré une attitude jugée troublante à la barre, Ndiassé S. avait conscience de ses actes au moment des faits.

La chambre criminelle rendra son verdict le 4 août prochain, une décision très attendue par les familles des victimes et l’opinion publique.