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Plus de 700 milliards de dollars en moins sur les capitaux attendus en 2009

IMPACT DE LA CRISE ECONOMIQUE EN AFRIQUE

Après le gel des marchés financiers internationaux en 2008, les pays émergents ont été parmi les premiers pays en développement à subir les effets de la crise financière en raison de leur forte dépendance aux capitaux privés. La Banque Mondiale a posé le débat, hier, jeudi 25 juin à Dakar pour ainsi, esquisser des solutions.


Rédigé par leral.net le Vendredi 26 Juin 2009 à 06:03 | | 0 commentaire(s)|

Plus de 700 milliards de dollars en moins sur les capitaux attendus en 2009
« L’impact de la crise financière en Afrique ». C’était le thème autour duquel la banque Mondiale a convoqué hier, une réflexion pour mesurer l’impact de la crise économique en l’Afrique et proposer des solutions devant mettre le continent à l’abri particulièrement le Sénégal.

L’économiste Sénior à la Banque Mondial Mme Punam Chuhan-Pole a déclaré, lors de sa présentation que : « les flux des capitaux privés seront négatifs en 2009, soit une baisse de plus de 700 milliards de dollars. Les pays en développement doivent faire face à un déficit de financement très important, les flux de financement privés seront loin d’être suffisants ».

Parlant de la « crise humaine », Mme Punam Chuhan-Pole a déclaré que « la pauvreté augmente dans de nombreux pays entre 55 et 90 millions de personnes supplémentaires qui vont passer sous le seuil de pauvreté du fait de la crise. Le nombre de pauvres va augmenter dans la moitié des pays en développement, les deux tiers des pays à faible revenu, les trois quart des pays d’Afrique Sub-Saharienne ».

A l’en croire, la crise alimentaire n’est pas terminée et fera augmenter le nombre de pauvres de 100 millions en 2009. Pour elle : « l’effondrement de la croissance est très couteux en termes humains du fait de la crise alimentaire, le nombre de personnes souffrant de la faim a augmenté de 850 millions en 2007 à 960 millions en 2008. Ce nombre va passer largement au dessous du milliard en 2009 à cause du ralentissement économique ». Et de continuer : « l’accès à l’éducation va se réduire, plus particulièrement pour les filles. De tels reculs en termes de santé d’éducation et de nutrition peuvent avoir des effets irréversibles sur le développement de ces pays ».

Le Directeur de la prévision et des études économiques (Dpe), M. Sogué Diarrisso a, par contre, insisté sur la crise au Sénégal. Selon lui : « le Sénégal sera frappé de plein fouet par la crise. L’activité touristique a chuté. Il est difficile de distinguer la crise dans certains secteurs. On le confond avec la crise budgétaire ».

Le Président du Conseil d’administration de la compagnie d’assurance Askia, Maguette Wade a déclaré que : « comme le dit la Chine, la crise est une opportunité pour sortir du sous développement. Donc nous Sénégalais devons adopter cette stratégie. Nous devons faire preuve de réalisme et de solidarité, veiller à une optimisation avant d’en arriver à une crise sociale. Pour cela, il faut bannir le protectionnisme, avoir une ouverture vers les autres et une approche régionale sur certains cas ».

Le représentant résident de la Banque Mondiale, M. Habib Fitini à réitéré l’initiative de la Banque Mondiale d’aider les pays à sortir de la pauvreté. Selon M. Fitini : « on ne parle pas de taux de mortalité en France et dans certains pays d’Europe, cependant en Afrique c’est un sujet permanent. La Banque Mondiale souhaite diminuer ce phénomène en améliorant l’infrastructure, l’éducation, la santé. Nous voulons améliorer la réglementation des structures, des services publiques pour les pauvres en Afrique ». Selon lui : « l’Afrique fait face à deux crises, une à court terme et l’autre à moyen terme. La crise est à l’origine de la famine pour 1 milliard de personnes. 200 à 400 milles enfants risquent de mourir de conditions de vie difficiles ».

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