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Podor : Lamine Sarr, 71 ans, donne vie aux mystères du fleuve à travers la sculpture

Portrait d'un artiste autodidacte installé sur le quai de Podor

Rien ne prédestinait Lamine Sarr à devenir sculpteur. C'est pourtant sur le quai de Podor que cet homme de 71 ans façonne, depuis des années, des œuvres inspirées du fleuve Sénégal. Son parcours, marqué par un retour difficile de Mauritanie en 1989, raconte une reconversion inattendue.


Rédigé par leral.net le Vendredi 4 Septembre 2026 à 06:00 | | 0 commentaire(s)|

Sur le quai de Podor, un homme de 71 ans façonne le bois et la matière avec une patience qui trahit une longue habitude. Lamine Sarr n'a pourtant rien d'un artiste de formation. Son parcours, loin des écoles d'art, est celui d'un homme que la vie a conduit, presque malgré lui, vers la sculpture.
Selon Le Soleil, rien ne le prédestinait à cette carrière artistique. Avant de devenir cet artisan reconnu sur les berges du fleuve, Lamine Sarr avait mené une existence bien différente, loin du Sénégal, en Mauritanie, où il a passé plusieurs années.
Un retour marqué par les bouleversements de 1989 C'est en 1989 que tout bascule. Le retour de Lamine Sarr au Sénégal, après ses années passées en terre mauritanienne, coïncide avec une période de bouleversements que la source qualifie simplement d'époque troublée, sans plus de précisions sur leur nature exacte. Ce retour n'a rien eu d'un simple changement d'adresse : il a été suivi de difficultés que Le Soleil évoque sans les détailler davantage.
Ces épreuves, loin de le briser, ont fini par le rapprocher d'une passion qui sommeillait en lui. C'est ainsi, selon le récit de nos confrères, que Lamine Sarr a trouvé dans l'art un exutoire et, plus tard, une véritable vocation.
Une vocation née de l'adversité Le parcours de Lamine Sarr illustre la manière dont des circonstances de vie difficiles peuvent, parfois, révéler des talents insoupçonnés. Sans formation artistique préalable, sans atelier hérité ni maître pour le guider, l'homme a appris par lui-même à transformer la matière brute en œuvres porteuses de sens.
Aujourd'hui âgé de 71 ans, il continue de pratiquer son art sur le quai de Podor, un lieu qu'il a fini par s'approprier au fil du temps et qui est devenu indissociable de son travail. Le Soleil le présente comme un sculpteur des mystères du fleuve, une expression qui traduit le lien étroit entre son œuvre et le cours d'eau qui borde la ville.
Le quai de Podor, atelier à ciel ouvert Le quai de Podor n'est pas seulement un décor pour Lamine Sarr : c'est le cadre même de sa création. C'est là, au bord du fleuve Sénégal, que l'artiste façonne ses pièces, dans un environnement qui semble nourrir directement son inspiration.
Ce choix d'un espace public et ouvert, plutôt que d'un atelier fermé, participe de l'image d'un artiste accessible, dont le travail se donne à voir à qui passe par ce lieu emblématique de la ville. Le Soleil a consacré à Lamine Sarr un reportage vidéo permettant de mieux cerner son parcours et sa pratique, sans que davantage de détails soient précisés à ce stade sur la nature exacte des œuvres produites ou sur une éventuelle reconnaissance institutionnelle de son travail.
Le portrait dressé par nos confrères met avant tout en lumière une trajectoire personnelle atypique, celle d'un homme qui, à un âge où beaucoup envisagent le repos, continue de transformer la matière au bord du fleuve qui a inspiré son surnom d'artiste.

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