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Podor : Lamine Sarr, l'artiste qui sculpte les mystères du fleuve Sénégal

Portrait d'un sculpteur de 71 ans installé au quai de Podor

Rien ne prédestinait Lamine Sarr à devenir sculpteur. C'est son retour au Sénégal en 1989, après plusieurs années passées en Mauritanie, qui a discrètement changé le cours de sa vie. Aujourd'hui âgé de 71 ans, il a fait du quai de Podor le théâtre de son art.


Rédigé par leral.net le Jeudi 3 Septembre 2026 à 17:54 | | 0 commentaire(s)|

Sur le quai de Podor, un homme de 71 ans façonne depuis des années des œuvres qui racontent le fleuve Sénégal. Lamine Sarr n'a pourtant rien d'un artiste de vocation. Selon Le Soleil, rien ne le prédestinait à embrasser cette voie. Son parcours a pris un tournant décisif en 1989, lorsqu'il est rentré au Sénégal après avoir passé plusieurs années en Mauritanie.
Ce retour, intervenu dans un contexte marqué par les bouleversements de l'époque entre les deux pays, n'a pas été simple. D'après le récit du Soleil, les difficultés rencontrées à son arrivée l'ont paradoxalement ramené vers une passion artistique qu'il portait sans doute en lui. C'est de cette période de transition que serait née sa vocation de sculpteur.
Depuis, Lamine Sarr a fait du quai de Podor son atelier à ciel ouvert. Ce lieu chargé d'histoire, situé au bord du fleuve, est devenu le cadre dans lequel il donne forme à ses créations, puisant son inspiration dans les éléments et les mystères que recèle le cours d'eau.
Un retour de Mauritanie qui a tout changé L'itinéraire de Lamine Sarr illustre la manière dont un événement personnel, en apparence anodin, peut bouleverser une trajectoire de vie. Après plusieurs années passées en terre mauritanienne, son retour au pays natal en 1989 ne s'annonçait pas comme le point de départ d'une carrière artistique.
Mais les circonstances de l'époque, combinées aux difficultés propres à toute réinstallation, l'ont conduit vers un autre chemin. Le sculpteur, aujourd'hui septuagénaire, a ainsi transformé une période d'incertitude en un nouveau départ créatif, selon les informations rapportées par Le Soleil.
Cette reconversion tardive, née de la nécessité autant que de la passion, dessine le portrait d'un homme qui a su tirer parti d'une étape difficile de son existence pour se réinventer.
Le fleuve comme source d'inspiration Le choix du quai de Podor n'est pas anodin pour cet artiste. Le fleuve Sénégal, avec ses courants et ses histoires, occupe une place centrale dans son travail. C'est là, au bord de l'eau, que Lamine Sarr donne vie à ses sculptures, dans un dialogue permanent avec ce cours d'eau qui traverse la région du Fouta.
À 71 ans, il continue de pratiquer son art dans ce cadre qu'il a fait sien depuis son installation. Son parcours, du retour de Mauritanie jusqu'à la reconnaissance de son travail de sculpteur, témoigne d'une trajectoire singulière, loin des chemins classiques de la formation artistique.
L'histoire de Lamine Sarr, telle que rapportée par Le Soleil, s'inscrit dans une série consacrée aux figures locales qui marquent, chacune à leur manière, le patrimoine culturel et humain des régions du pays.

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