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Polémique sur des certificats de résidence à Méouane: Bby accuse son maire «d’entrave à la délivrance par crainte de perdre son fauteuil»

La polémique autour des certificats de résidence, qui prévaut dans plusieurs collectivités territoriales du pays, a pris une tournure inédite à la commune de Méouane. En effet, si dans les autres localités, il s’agit d’une bataille entre le pouvoir et l’opposition, à Méouane, c’est la coalition Benno Bokk Yakaar qui accuse son maire d’entrave à la délivrance de ces pièces, par crainte de perdre son fauteuil. "L'As"


Rédigé par leral.net le Mardi 17 Août 2021 à 09:57 | | 0 commentaire(s)|

Polémique sur des certificats de résidence à Méouane: Bby accuse son maire «d’entrave à la délivrance par crainte de perdre son fauteuil»
Une situation assez inédite s’est produite dans la commune de Méouane, département de Tivaouane, à propos de la vive polémique qui accompagne la délivrance des certificats de résidence.

Si ailleurs, c’est l’opposition qui tire sur le maire, à Méouane, c’est une bonne frange de la coalition Benno Bokk Yakaar, avec à sa tête le premier adjoint au maire, qui accuse le maire issu de ses rangs, d’entrave à la délivrance de ces pièces, « par crainte de perdre son fauteuil ».

En effet, des responsables de la coalition présidentielle, venant de l’Alliance pour la République (Apr), le Parti Socialiste (Ps), la Ligue Démocratique (Ld), l’Alliance des Forces de Progrès (Afp), le Rewmi, de la Synergie pour le Progrès et la Démocratie (Sdp), ont fait face à la presse pour dénoncer les obstacles dressés par le maire, «pour entraver ce processus».

Premier adjoint au maire de la commune et secrétaire général communal de la Ligue démocratique (Ld), membre de la coalition Bby, El Hadji Diop a listé, au nom de ces partis, les griefs portés contre le maire.

Selon lui, «le Sénégal est une nation de démocratie et un Etat de droit, où les libertés fondamentales et les droits civiques sont garantis par la constitution. Le respect de ces libertés et droits s’imposent à tous ceux qui exercent des pouvoirs, au nom des populations, à tous les niveaux et dans tous les domaines. La libre expression du suffrage des citoyens est une manifestation forte de l’exercice démocratique. En conséquence, elle ne doit souffrir d’aucune forme d’entrave. Malheureusement, certaines personnes qui, à un moment donné, ont été investies par le choix démocratique des citoyens, cherchent par tous les moyens à empêcher ces mêmes citoyens de s’exprimer à nouveau, par crainte de perdre le mandat qui leur a été confié».

A l’en croire, «Bara Ndiaye, maire de Méouane, fait partie de cette catégorie de personnes qui veulent à tout prix conserver leur fonction élective, au mépris des lois et règlements qui régissent le fonctionnement de nos institutions».

De l’avis du premier adjoint, c’est parce qu’il craint une déroute électorale humiliante à l’occasion des prochaines élections locales que le Maire Bara Ndiaye abuse de sa fonction de maire, pour tenter de biaiser le processus normal de révision des listes électorales, auquel il est associé en tant que représentant de la collectivité territoriale. Et dénué de tout esprit républicain, tonne-t-il, le maire ne trouve rien de mieux à faire que de traiter de manière discriminatoire les citoyens, suivant leur supposé identité partisane.

Il indique que tous ceux qu’il considère comme étant ses partisans, bénéficient d’un traitement de faveur dans la délivrance des certificats de résidence pour leur inscription, alors que ceux qui sont suspectés d’être des adversaires, subissent « toutes formes de tracasseries, de mépris, de blocages ».

Il ajoute sur un ton amer : « Tous les alibis possibles et inimaginables sont évoqués pour empêcher des citoyens d’accéder à leurs droits civiques les plus élémentaires. Il exerce des pressions et des menaces sur les chefs de village, en les dissuadant de signer des attestations de domicile à des habitants de ces mêmes villages ».

A l’en croire, les autorités administratives chargées de veiller à la légalité des actes que pose le maire, ont été à maintes reprises alertées, mais à ce jour, rien n’est fait pour arrêter ses dérives. Il poursuit : « Nous tenons à affirmer avec force que les citoyens obtiendront leurs droits en usant de tous les moyens que leur confèrent le droit et à la loi.

Nous tenons aussi à affirmer que nous sommes des légalistes, des pacifistes, nous sommes contre toutes formes de troubles, mais nous tiendrons toujours à ce que nos droits les plus élémentaires soient respectés. Nous n’accepterons pas que nos droits en tant que citoyen soient foulés au pied. Que les autorités administratives aussi prennent leurs responsabilités. Le certificat de résidence n’est pas une pièce d’état-civil, c’est une pièce administrative que le maire, le préfet, le sous-préfet, la police ou la gendarmerie peuvent délivrer. Il est donc inadmissible que le maire utilise cette pièce comme moyen d’empêcher des citoyens d’exercer librement leurs droits
».

Conseillère municipale, Sokhna Mounina Kounta embouche la même trompette et déclare que la situation est extrêmement grave et que la meilleure illustration est donnée par le déplacement à cinq reprises de citoyens de Ndankh, à bord d’un car, mais à chaque fois, ils ont été renvoyés.

Selon elle, c’est inacceptable et il urge que les autorités compétentes apportent des solutions afin que les droits élémentaires des populations locales ne soient pas bafoués de façon aussi flagrante. Toutes nos tentatives pour joindre le maire Bara Ndiaye ont été vaines.





L’As



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