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Présentation des vœux 2026 au Couple présidentiel : la Jeunesse gabonaise, grande absente pour une énième fois

Rédigé par leral.net le Mardi 13 Janvier 2026 à 05:50 | | 0 commentaire(s)|

Depuis son accession à la tête de l'État en 2023, le Président de la République, Chef de l'État, Chef du Gouvernement, Son Excellence, Brice Clotaire Oligui Nguema a engagé certes plusieurs réformes et d'actions en faveur de la jeunesse gabonaise, traduisant une volonté affichée de répondre aux aspirations d'une population majoritairement jeune. Toutefois, un constat demeure largement partagé : en dépit des annonces et des initiatives sectorielles, la jeunesse gabonaise attend toujours (...)

- POLITIQUE /

Depuis son accession à la tête de l'État en 2023, le Président de la République, Chef de l'État, Chef du Gouvernement, Son Excellence, Brice Clotaire Oligui Nguema a engagé certes plusieurs réformes et d'actions en faveur de la jeunesse gabonaise, traduisant une volonté affichée de répondre aux aspirations d'une population majoritairement jeune. Toutefois, un constat demeure largement partagé : en dépit des annonces et des initiatives sectorielles, la jeunesse gabonaise attend toujours un cadre structuré, direct et franc de dialogue avec le Chef de l'État, Chef du Gouvernement, Son Excellence, Brice Clotaire Oligui Nguema.

La jeunesse représente près de 70 % de la population gabonaise, soit environ 1,6 à 1,8 million de jeunes. Elle constitue également l'un des piliers majeurs de la mobilisation citoyenne qui a accompagné les échéances électorales récentes. Pourtant, à ce jour, aucun Dialogue National direct et formel n'a été organisé entre le Président de la République et la jeunesse vivant sur le territoire national, à l'instar de ce qui se fait régulièrement avec d'autres composantes de la Nation.

En effet, le Chef de l'État a, à plusieurs reprises, échangé avec les responsables de partis politiques, la diaspora gabonaise, les confessions religieuses, les autorités traditionnelles, ainsi que l'administration publique, notamment à l'occasion des cérémonies de présentation des vœux ou de rencontres institutionnelles. La jeunesse, quant à elle, demeure absente de ces espaces de dialogue direct, malgré les appels récurrents formulés par ses représentants.

Cette situation interroge d'autant plus, lors de ses nombreux déplacements officiels à l'étranger, le Président de la République rencontre régulièrement la jeunesse gabonaise de la diaspora, souvent dans des échanges ouverts et sans lourdeur protocolaire. Pourquoi une telle facilité à dialoguer avec la jeunesse à l'extérieur, alors que la jeunesse vivant au Gabon peine à obtenir une audience collective et structurée avec le Chef de l'État ?

Cette interrogation revient avec insistance dans les débats publics. S'agit-il d'une contrainte d'agenda présidentiel ? ou D'un problème d'organisation institutionnelle ? Ou encore des résistances internes liées à certains circuits décisionnels intermédiaires ?

Autant de questions légitimes que se pose une jeunesse en quête de reconnaissance, de légitimité et d'orientation claire sur les grandes priorités nationales : emploi, formation, entrepreneuriat, insertion socioéconomique, participation à la gouvernance, et avenir du pays.

Selon une enquête menée auprès de plus de 10317 jeunes issus des neuf provinces du Gabon, une large majorité estime qu'il existe une forme de déséquilibre dans l'accès au dialogue institutionnel. Beaucoup expriment le sentiment que la jeunesse nationale est insuffisamment associée aux grandes orientations politiques, économiques, sociales et culturelles contrairement à d'autres segments de la société.

Pourtant, l'expérience internationale montre que le dialogue régulier entre les dirigeants et la jeunesse constitue un levier essentiel de stabilité, de prévention des tensions sociales et de consolidation de la cohésion nationale. De nombreux pays, tels que la France, le Sénégal, le Rwanda, le Burkina Faso, le Mali, le Kenya, la RDC, la Russie, l'Afrique du Sud, la Chine ou encore les États-Unis, ont institutionnalisé des cadres d'échanges périodiques entre les plus hautes autorités et leur jeunesse.

L'absence de dialogue ne crée pas le silence, mais nourrit les frustrations, les incompréhensions et parfois les tensions sociales. À l'inverse, un dialogue inclusif permet d'écouter, d'anticiper, de corriger et de co-construire des solutions durables.
C'est dans cet esprit républicain et constructif que les organisations de jeunesse, à travers le Forum National des Organisations de Jeunesse, renouvellent leur appel respectueux et citoyen au Président de la République, afin qu'un dialogue national direct avec la jeunesse gabonaise puisse être organisé dans les meilleurs délais.

Un tel cadre permettrait au Chef de l'État de présenter sa vision, d'expliquer les orientations stratégiques du pays et d'écouter les préoccupations réelles d'une jeunesse qui aspire avant tout à contribuer activement au développement du Gabon, dans la paix, la responsabilité et l'unité nationale.

« Dialoguer avec la jeunesse, ce n'est pas céder à une pression ; c'est investir dans la stabilité, la confiance et l'avenir du pays », souligne Emmanuel Obakamba Ombana, Coordonnateur Général du Forum National des Organisations de Jeunesse, engagé dans un plaidoyer de haut niveau pour un dialogue structuré et inclusif.

La jeunesse gabonaise ne réclame ni privilèges ni confrontations, mais un espace d'écoute, de respect et de co-construction, convaincue que le dialogue demeure la voie la plus sûre pour bâtir un avenir commun.

MTM/EOO



Source : https://www.gabonews.com/fr/actus/politique/articl...