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Présidence : démission remarquée du directeur de cabinet adjoint de Diomaye Faye après la recomposition politique

Quelques heures après la formation du nouveau gouvernement, le professeur Sidy Alpha Ndiaye a annoncé sa démission de ses fonctions à la présidence de la République. Une décision motivée par des divergences politiques et éthiques liées, selon lui, à la nouvelle configuration du pouvoir et au rôle du PASTEF dans l’exécutif.


Rédigé par leral.net le Mercredi 3 Juin 2026 à 11:10 | | 0 commentaire(s)|

La présidence de la République enregistre une démission de taille. Le professeur Sidy Alpha Ndiaye a annoncé, mardi, son départ de ses fonctions de ministre-directeur de cabinet adjoint du chef de l’État et de coordonnateur du Pôle juridique de la présidence.

Cette décision intervient dans un contexte politique marqué par la publication de la nouvelle équipe gouvernementale et les recompositions internes au sein de la majorité.

Dans une déclaration rendue publique, l’universitaire explique avoir pris cette décision pour des raisons politiques et éthiques, liées à l’évolution de la place de son parti, le PASTEF, dans l’exercice du pouvoir.

« J’ai officiellement présenté, ce mardi 2 juin 2026, ma démission de mes fonctions de ministre directeur de cabinet adjoint du président de la République et coordonnateur du Pôle juridique de la présidence », a-t-il indiqué.

Membre du mouvement MONCAP/PASTEF, Sidy Alpha Ndiaye affirme avoir rejoint les fonctions étatiques dans une logique de contribution aux réformes juridiques portées par le projet politique du parti. Il estime cependant que la situation actuelle ne correspond plus à l’esprit initial de participation collective au pouvoir.

Dans son analyse, il considère que la configuration actuelle traduit une forme de recul de la présence politique de son camp au sein de l’exécutif. Il évoque notamment une représentation limitée à des responsabilités individuelles, qu’il juge insuffisantes pour porter une véritable dynamique politique cohérente.

Pour justifier son retrait, il met en avant un impératif de cohérence personnelle et de fidélité à ses convictions. Il souligne que sa décision relève d’un choix « moral, éthique et politique », qu’il considère comme nécessaire dans le contexte actuel.

Cette démission intervient alors que la scène politique sénégalaise traverse une phase de fortes tensions et de recomposition institutionnelle, marquée par des divergences croissantes au sein de l’ancienne majorité.