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Présidentielle : Le PDS, un parti, trois candidats

Le Parti démocratique Sénégal (Pds) est devenu l’hydre, cet animal à trois têtes de la mythologie grecque. C’est la seule formation politique qui risque, en effet, d’aller à la prochaine présidentielle en présentant trois candidats.


Rédigé par leral.net le Samedi 6 Octobre 2018 à 00:50 | | 0 commentaire(s)|

L’élection présidentielle est fixée pour le 24 février prochain. Lors de la réception de la fiche de collecte des parrainages en fin août dernier, les services du ministère de l’Intérieur avaient comptabilisé une centaine de candidats à la candidature pour la présidentielle. Au Parti démocratique sénégalais (Pds), ce n’est pas le consensus qui prévaut. La formation de Wade s’est transformée en hydre, un animal à trois têtes de la mythologie grecque. Parce que risquant de présenter trois candidats à cette joute électorale pour espérer reprendre le fauteuil présidentiel perdu au soir du 25 mars 2012 au profit du transfuge de ce parti, Macky Sall.

En mars 2015, le parti n’avait pas attendu que le fils d’Abdoulaye Wade soit jugé pour enrichissement illicite par la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei) pour organiser le congrès et désigner Karim Wade, candidat officiel du parti pour en découdre avec l’actuel chef de l’Etat. Et pour couper court à toute interprétation de ce choix si le tout puissant ancien ministre des Infrastructures et de la Coopération internationale venait à être condamné, le Pds avait pris les devants.

«Il n’existe pas de plan B pour le Parti démocratique sénégalais. Nous irons à l’élection présidentielle avec le candidat qui a été investi par ce congrès. Le parti avisera et certainement va redéployer un dispositif sur lequel on a déjà réfléchi pour gérer justement cette nouvelle situation», indiquait, après cette investiture, le porte-parole du Pds, Babacar Gaye.

Condamné à cinq ans de prison ferme plus une amende de plus de 132 milliards Francs Cfa, le fils de l’ancien président de la République a pu bénéficier d’une grâce présidentielle, pardon d’un «deal» et contraint de s’exiler au Qatar ; laissant derrière lui le bruit qui entoure la recevabilité ou non de sa candidature. Parce que la direction des élections a rejeté son inscription sur les listes électorales.

Réagissant à cela, le porte-parole de cette formation politique avait soutenu sur Vox Populi, que le rejet «de l’inscription de Karim Wade n’est qu’une des étapes du plan machiavélique ourdi par Macky Sall pour la confiscation du pouvoir en tentant d’empêcher à Karim Wade et aux autres candidats potentiels de lui faire face en février 2019». Il indique que c’est peine perdue parce que le «Pds reste déterminé à faire accepter la candidature de Karim. Personne ne nous déviera de cette voie, y compris les spécialistes de la météo politique».

Le deuxième candidat du Pds n’est personne d’autre que l’ancien ministre des Affaires Etrangères, Me Madické Niang. Homme de confiance de la famille Wade et élément clé de la libération de Wade fils, Me Niang, en bon juriste qui revendique toujours son appartenance à la formation libérale, semble comprendre que le choix du parti n’est pas porteur de bonne nouvelle. Après moult conciliabules avec la constante du Pds à Doha pour certainement trouver un plan B, il a pris son courage à deux mains. Il a décidé, ce mercredi 3 octobre, de se lancer à la course pour le Palais en 2019.

Le troisième larron de la formation libérale est l’actuel Doyen de la Faculté des sciences et techniques de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad), Joseph Sarr. Il était tête de liste de la Coalition Manko Wattu Senegaal de Dakar lors des dernières élections législatives.





(WalfNet)
 



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