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Prime de cession de Tigo : les employés accusent la Direction de vouloir "voler" leur part du gateau

Le consortium Teylium, NJJ et Sofima, qui a acquis la compagnie de téléphonie Tigo, a versé une prime de cession aux employés de la boîte.


Rédigé par leral.net le Lundi 30 Avril 2018 à 01:10 | | 0 commentaire(s)|

Dans un communiqué parvenu à la rédaction de PressAfrik, les travailleurs accusent la direction de vouloir s'accaparer des fruits du combat qu'ils ont mené depuis juin 2017, sans l'appui de leurs chefs.
"Des sacrifices énormes ont été consentis par les employés dans cette lutte pour l’octroi de la prime de cession. Ils sont allés en grève en Juin 2017 pour réclamer cette prime et ont subi des déductions au niveau de leurs salaires. Ils ont négocié âprement pendant toute une année avec Millicom et avec les autorités du Sénégal pour avoir satisfaction. Pendant ce temps, les Directeurs de TiGO tapis dans l’ombre leur rétorquaient que cette prime était une chimère. Maintenant que Millicom a consenti finalement à octroyer une prime aux employés, ces directeurs de l’ombre se retrouvent subitement au front", ont-ils dénoncé dans le texte.

En grève dès ce lundi pour « réparer l’injustice »
Ces employés déplorent "la manière indue" dont la Direction de Tigo Sénégal veut s'approprier la majorité de la prime de cession. "Certains directeurs par ces manœuvres se retrouveraient avec des primes de plus de 10 millions de FCFA tandis qu’une bonne partie des travailleurs se retrouveraient avec des primes autour de 300.000F CFA. Des écarts entre travailleurs de plus de 9 millions qui n’ont aucune base objective et qui ne sont pas du mérite des directeurs", peut-on lire dans le communiqué.

Pour empêcher ce qu'ils considèrent comme une forfaiture, les employés de Tigo Sénégal, qui avaient renouvelé leur préavis de grève depuis le 28 Mars 2018, ont décidé de mettre en exécution leur plan d’actions dès ce Lundi 30 Avril afin de défendre leurs intérêts. Ils ont mis en garde, les autorités étatiques, les repreneurs et Millicom afin d'éviter un éventuel climat social de tension après la cession.
Pressafrik.com