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Procès Karim Wade: Ça chauffe au Palais de justice de Dakar

Bis répétita. C'est reparti sur les chapeaux de roue à la salle 4 du Palais de Justice. El Hadji Amadou Sall et l'assesseur, Maguette Diop se "cognent".


Rédigé par leral.net le Jeudi 25 Septembre 2014 à 11:27 | | 7 commentaire(s)|

Procès Karim Wade: Ça chauffe au Palais de justice de Dakar
Me Ciré Clédor Ly est monté au créneau pour plaider le renvoi du procès parce que Bibo Bourgi n'a pas encore été entendu et qu'il n'était pas question de passer à l'audition des témoins, son confrère Me El Hadji Amadou Sall prend ensuite la parole.

L'avocat de Karim qui dit ne pas avoir toute l'attention du président Henry Grégoire Diop, décide de garder le silence. « M. le Président est en train de lire, je ne parlerai, c'est une question de principe et de respect », sert la robe noire. Le silence s'installe dans la salle. Le juge Henry Grégoire Diop d'inviter un autre avocat de la défense à prendre la parole. « Je n'ai pas terminé M. le Président, c'est moi qui ai la parole », répond Me El Hadji Amadou Sall.

Le juge, Hamath Diouf de réagir : « Vous manquez de respect à la Cour ». Mais le défenseur de Karim Wade persiste et signe. Il n'est pas question pour lui de continuer à parler alors que le Président Henry Grégoire Diop lit. « La Cour a cinq membres, le Président à la latitude de consulter son code au moment où vous parlez », charge l'assesseur, Maguette Diop. L'avocat d'interpeller ce dernier. «Je ne vous permets pas de me tutoyer », réagit l'assesseur. Me El Hadji Amadou Sall assène : «Je ne vous ai pas tutoyé. C'est vous qui n'avez pas de respect pour moi. Vous ne devez pas me parler sur ce ton. En quoi je vous ai manqué de respect », sert la robe noire. «C'est la première fois que je vois ça, un avocat qui demande qu'on l'écoute au moment où il parle », lance M. Diouf.

Me El Hadji Amadou Sall aura finalement gain de cause. Ayant obtenu toute l'attention de la Cour, il conforte la thèse de ses confrères plaidant la renvoe du procès à une date ultérieure.

Leral avec PressAfrik