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Promesses non tenues de l’Etat: La colère gronde chez les bijoutiers du Sénégal

Devant la promesse non encore tenue par les gouvernants, la fiscalité qui tue leurs activités et les difficultés d’approvisionnement en matières premières, les bijoutiers du Sénégal sont montés au créneau ce dimanche.


Rédigé par leral.net le Lundi 22 Mars 2021 à 09:12 | | 0 commentaire(s)|

Promesses non tenues de l’Etat: La colère gronde chez les bijoutiers du Sénégal
Tout au début de leur conférence de presse, ils ont tenu à rappeler les propos du chef de l’Etat lors de son discours à la nation du 3 avril 2013.

«S'agissant de la vocation minière de notre pays, je suis heureux d'annoncer qu'elle se confirme, avec l'Accord novateur que le Gouvernement vient de conclure. Cet Accord donne une plus grande envergure à l'exploitation de la mine d'or de Sabodola. Et pour la première fois, dans un tel Accord, nous avons obtenu qu'une partie de l'or de Sabodola soit commercialisée sur le marché national, pour diversifier les sources d'approvisionnement de la filière et générer de nouvelles activités, notamment pour nos bijoutiers.»

Ibrahima Niang, le Président de l’Association nationale des bijouteries du Sénégal (Anbs), indique, qu’au lendemain de ce discours, ils se sont évertués à la mise en place d’un comptoir d’achat qui a vite été érigé en 2017. Mais, «le comptoir n’a reçu, à ce jour, aucun gramme d’or, du fait de la contrainte majeure qu’est la TVA de 18%, qui rend l'or trop cher et hors de portée des bijoutiers et de la clientèle», regrettent-ils.

Et d’ajouter : «Nous sommes au regret de constater que tout l’or de Sabodola est destiné à l’exportation, alors que la réforme constitutionnelle de 2016 a donné aux citoyens, des droits sur leurs ressources naturelles et minières. Avec les difficultés d’approvisionnement, le secteur de la bijouterie est en train de s’effondrer et beaucoup de jeunes ont déserté les ateliers pour l’émigration clandestine.»

Ainsi, pour sortir leur secteur d’une telle situation, l’Anbs réclame l’approvisionnement de leur comptoir d’achat en matières premières (or, argent). Ce, pour contribuer «à la lutte contre le recel et amoindrir les risques encourus par les bijoutiers». Ils réclament aussi une fiscalité adaptée, l’implication des acteurs dans la délivrance des licences d’importation, la prise en charge de la bijouterie dans le projet d’Employabilité des jeunes, la création d’un MARKET GOLD moderne, qui englobe toute la chaîne de valeur, de la raffinerie à la commercialisation en passant par la production.

«Nous tenons aussi à attirer l’attention des Sénégalaises sur les dangers liés au port de bijoux fantaisistes à base de plomb, qui peut affecter sérieusement leur santé», signalent-ils, tout en réitérant leur souhait d’être reçus par le chef de l’Etat afin qu’ils puissent lui exposer leurs maux.





iGFM



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