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Remous à l’Institut de français pour les étudiants étrangers: Les membres Sudes-ESR vilipendent le recteur de l’Ucad

Les membres de l’unité Syndicale de Base du Syndicat unitaire et démocratique des enseignants du Sénégal/Enseignement supérieur et recherche de l’Institut de français pour les étudiants étrangers (Ife), sont très remontés contre le recteur de l’ucad, Pr. Ahmadou Aly Mbaye. Après avoir nommé «illégalement» un directeur à la tête de l’Ife, pestent-ils, le recteur leur a envoyé des éléments de sécurité pour les empêcher de s’opposer à un test organisé hier par l’établissement. "L'As"


Rédigé par leral.net le Mercredi 10 Novembre 2021 à 08:58 | | 0 commentaire(s)|

Remous à l’Institut de français pour les étudiants étrangers: Les membres Sudes-ESR vilipendent le recteur de l’Ucad
La tension est toujours vive entre les membres du Sudes/Esr et le recteur de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. En effet, ils accusent Ahmadou Aly Mbaye d’avoir installé une anarchie à l’Ife, en y nommant un enseignant de rang B comme directeur, au point de rendre l’établissement ingouvernable.

Venus hier s’opposer à la tenue d’un test organisé par la direction de l’institut, informe la déléguée syndicale du Sudes-Esr Ndiabou Séga Touré, les syndicalistes ont été intimidés par des éléments de la brigade d’intervention envoyée par l’autorité.

«Nous ne comprenons pas que face à un problème lié à un blocage, l’autorité choisisse la voie de l’intimidation en envoyant des agents de sécurité sur des enseignants dans leur lieu de travail. C’est inadmissible et inacceptable», peste amèrement la maître-assistante en Littérature, Langues et Sociétés africaines de l’Ucad.

Elle sollicite ainsi l’arbitrage du président de la République. Dans une lettre adressée au chef de l’Etat, les membres de l’Usb Sudes-Esr estiment que sa responsabilité est directement mise en cause puisqu’il est le seul à répondre devant la nation du destin des universités publiques. «Le recteur commet une première entorse à l’obligation de désigner un enseignant issu du corps A, seul habilité à exercer des fonctions d’encadrement à l’université, le corps B ne pouvant être sollicité que par défaut.

Pour se défendre, le recteur semble se cacher le nez derrière son doigt, en extirpant un arrêté rectoral signé par Ibrahima Thioub, qui stipule que pour les facultés et autres établissements, où les assesseurs et les directeurs des études sont toujours choisis dans le corps A, ces derniers peuvent remplacer les doyens et autres chefs d’établissement en cas d’empêchement temporaire ou définitif, pour le reste du mandat en cours. Appliquer l’arrêté de Thioub est une formidable supercherie, car à l’Ife, même un assistant peut être directeur des études
», se désolent- ils dans le communiqué parvenu hier à «L’As».

Ils estiment que le recteur devrait se référer à l’avis du Conseil d’administration, seule instance compétente pour choisir un directeur de l’Ife après appel à candidature. «Ce qu’il y a de pervers dans la violation de dispositions légales encadrant le fonctionnement d’établissements publics comme les universités et les établissements qui les constituent, c’est son puissant effet addictif qui incite le responsable délibérément fautif à commettre encore et encore de nouvelles entorses à la loi, aux règlements et aux traditions universitaires.

Bis repetita, trois semaines après son premier forfait, le recteur récidive en nommant un directeur des études sur le poste laissé vacant par le premier qui avait été bombardé directeur, toujours sans se référer au Conseil d’administration, instance légale
», fustigent les syndicalistes.

Et, diront-ils, la personne choisie ne supporte aucune contrariété, particulièrement depuis sa nomination comme directeur des études. Pis, il n’hésite pas à s’en prendre physiquement aux collègues qui ne partagent pas ses avis.

«Le recteur ignore la demande légitime de ses administrés de recevoir les arrêtés de nomination des directeurs concernés. Il s’y refuse parce qu’il sait que lesdits arrêtés seraient sans doute rejetés par la Cour suprême qui les invaliderait à coup sûr. Par cette attitude de déni juridique assimilable à la forfaiture, le recteur a fini de créer l’anarchie dans l’établissement, où une partie importante du corps enseignant refuse de reconnaître l’autorité d’une direction dont il n’a été saisi par aucune notification officielle», martèlent les membres de l’Usb Sudes- Esr.

Pour rappel, l’Institut de Français pour les Etudiants Etrangers (Ife) est un établissement qui assure la mise à niveau linguistique des étudiants non francophones qui arrivent à l’université. Elle fonctionne également comme «un institut d’université placé sous la responsabilité d’un Conseil d’administration qui, entre autres attributs, élit un directeur et un directeur des études que le recteur, président du Conseil d’administration, nommera in fine par arrêté rectoral».


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