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Réseau de rendez-vous homosexuels : l’étudiant surnommé « Sandra » placé sous mandat de dépôt

L’enquête sur un présumé réseau de rendez-vous homosexuels démantelé à Dakar connaît un nouveau développement judiciaire. L’étudiant El Hadj Samba Der, connu sous le pseudonyme « Sandra », a été inculpé puis placé sous mandat de dépôt par le doyen des juges.


Rédigé par leral.net le Samedi 14 Mars 2026 à 19:24 | | 0 commentaire(s)|

Réseau de rendez-vous homosexuels : l’étudiant surnommé « Sandra » placé sous mandat de dépôt
Âgé de 25 ans, il a été arrêté par la Brigade de recherches de Dakar avant d’être déféré devant la justice. Selon des informations rapportées par le quotidien Libération, il a été inculpé pour association de malfaiteurs et actes contre nature, avant d’être envoyé en prison.

Une enquête menée par la Brigade de recherches

Cette arrestation s’inscrit dans le cadre d’une enquête plus large ouverte par le parquet sur un réseau présumé impliqué dans l’organisation de rendez-vous homosexuels.

Avant l’interpellation de El Hadj Samba Der, deux autres personnes avaient déjà été placées sous mandat de dépôt : Omar Sall, étudiant de 23 ans, et Stéphane Gabriel Preira, restaurateur âgé de 35 ans.

Le pseudonyme « Sandra » au cœur de l’affaire

Les investigations menées par les enquêteurs ont révélé que le mis en cause utilisait le pseudonyme « Sandra » sur les réseaux sociaux.

Selon les éléments de l’enquête cités par Libération, il échangeait régulièrement sur TikTok puis WhatsApp avec un utilisateur connu sous le surnom de « Zoman ». Les enquêteurs ont ensuite identifié ce dernier comme étant Omar Sall, déjà incarcéré dans ce dossier.

Les investigations indiquent également que le compte « Zoman » diffusait fréquemment des contenus à caractère homosexuel sur les réseaux sociaux.

Des éléments techniques exploités par les enquêteurs

Lors de son audition, El Hadj Samba Der aurait nié avoir commis des actes contre nature. Toutefois, les analyses techniques menées sur les téléphones saisis auraient permis aux enquêteurs de découvrir plusieurs éléments jugés compromettants.

Parmi ceux-ci figureraient des conversations évoquant l’organisation d’une rencontre entre « Sandra » et « Zoman » en vue de relations sexuelles. Les gendarmes disent également avoir retrouvé des vidéos à caractère intime envoyées par le mis en cause à différents correspondants, ainsi que d’autres contenus similaires dans son téléphone.

Une information judiciaire ouverte

Avec cette inculpation, l’affaire prend désormais une dimension judiciaire plus large. L’ouverture d’une information judiciaire doit permettre au juge d’instruction de poursuivre les investigations afin d’établir les responsabilités des différentes personnes impliquées dans ce dossier.