leral.net | S'informer en temps réel

Révélations sur l'affaire de la ville de Dakar, les détails d'une "Sall" affaire portant sur 1,830 milliard de francs CFA"

Le voile se lève sur l'affaire de la ville Dakar. La mission de vérification de l'IGE (Inspection générale d'Etat) sur la gestion financière de l'institution municipale de 2011 à 2015 a découvert des écarts terribles et des bizarreries dans la tenue des finances. L'Observateur livre les détails de la bamboula qui accable le maire Khalifa Sall enfoncé, le plus souvent par certains de ses collaborateurs cuisinés par les enquêteurs de la Division des investigations criminelles où il est attendu aujourd'hui.


Rédigé par leral.net le Mardi 21 Février 2017 à 12:23 | | 0 commentaire(s)|

Le carnage financier découvert à la ville de Dakar a maintenant un visage. Les faits pour lesquels, le maire de la capitale Khalifa Sall sera entendu à la DIC, sont révélés. et les différents acteurs impliqués dans cette opération jugée "frauduleuse" identifiées.

Le dossier qui vaut à l'idylle de Dakar ses débuts d'ennui est une compilation de faits contenus dans le rapport de l'Inspection générale d'Etat, relativement au volet "vérification financière de la ville de Dakar pour la période 2011-2015". Après que le chef de l'Etat a lu et approuvé le rapport, toutes les recommandations des vérificateurs sont devenues des directives présidentielles.

Le dossier transmis au Procureur de la République, Serigne Bassirou Guèye, la division des investigations criminelles est saisie aux fins d'enquête sur les faits de prévarication relevés dans le rapport des vérificateurs.

Dans leurs constatations, les inspecteurs généraux généraux d'Etat qui ont effectué la mission d'enquête à la mairie de Dakar ont relevé en examinant les comptes de gestion et les comptes administratifs de la période sous revue sur le plan financier, que les crédits votés pour le compte "dépenses diverses du chapitre 13 cabinet du maire, ont été intégralement dépensés.

Il relève au cours d'investigations menées par l'Observateur que ces crédits servent à alimenter la caisse d'avance, laquelle a toujours été approvisionnée mensuellement à hauteur de 30 millions de francs CFA. Au total, c'est une somme de 1 milliard 830 millions de francs CFA qui a été entièrement exécutée au cours de la période sous-revue, c'est à dire de 2011 à 2015.

Toujours selon les enquêteurs, il a été constaté que chaque mois, le groupement d'intérêt économique Keur Tabaar livre à la ville du riz et du mil d'une valeur d'environ 15 millions de francs CFA. Pour le renouvellement mensuel de la caisse, le gérant présentait comme pièce justificative au receveur-percepteur municipal, deux factures définitives et deux procès-verbaux de réception signés par les nommés Mbaye Touré , directeur administratif et financier de la ville de Dakar, Amadou Diop en sa qualité coordonnateur de l'inspection générale des services municipaux de la ville de Dakar et le chef de la division financière et comptable de la ville de Dakar, Ibrahima Yatma Diao, tous membres de la commission de réception dont le premier cité assure la présidence.

Dans le cadre de l'enquête, les sus-nommés ont été interrogés sur la gestion de la caisse d'avance. Tous les trois se sont accordés à dire que cette caisse où sont prévus les crédits d'un montant total de 30 millions, existait et a profité à tous les maires qui se sont succédé à la tête de la ville de la ville de Dakar en l'occurrence les sieurs Mamadou Diop, Pape Diop et Khalifa Sall.

De même, ils ont soutenu que les montants dégagés pour cette caisse d'avance sont à la libre disposition du maire qui les utilise à sa guise. Ne rendant compte qu'au ministre chargé des Collectivités locales. Tous les trois agents ont défendu que cette caisse fonctionne comme un fonds politique ordonné par le maire et utilisé par lui-même.

Ils ont par ailleurs souligné que le GIE Keur Tabaar n' a jamais fourni de denrées alimentaires à la Ville de Dakar et les factures produites, ne traduisent pas la réalité. Les procès verbaux établis à cet effet n'étaient que des imprimés préparés qu'il fallait juste remplir pour justifier un état de fait, mais ne correspondent pas à une livraison réelle de denrées alimentaires.

Pour le moment, l'enquête est dirigée vers le receveur-percepteur municipal qui est chargé de payer les dépenses ordonnées par le maire et de faire des contrôles de régularité, en attendant qu'elle s'oriente vers le président du GIE Keur Tabbar.

source: l'observateur