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Rififi pour percevoir leurs fonds: Les ex-travailleurs de la «Sotrac» impliquent leurs enfants

Regroupés à Pikine, les ex-travailleurs de la « Sotrac » ne décolèrent pas. Après moult tentatives pour réclamer leur dû, leurs enfants ont décidé de porter le combat. Les ex-travailleurs de la défunte « Sotrac » continuent de réclamer à l'Etat du Sénégal, le paiement de 9 milliards FCfa. Une somme qui représente le reliquat sur les 14 milliards qu’il leur devait en guise d'indemnisations.


Rédigé par leral.net le Jeudi 2 Décembre 2021 à 09:02 | | 0 commentaire(s)|

Pour intensifier leurs actions, les ex-travailleurs ont impliqué leurs enfants dans le combat. Le regard lointain, ces ex-travailleurs espèrent, avec l’implication de leurs fils et de leurs filles, pour obtenir gain de cause.

Dans une salle de classe, ce sont des affiches où sont inscrits des slogans du genre : « il faut de la résistance », « Oui pour un traitement impartial du conflit social ».

Face à la presse, ces derniers ont déclaré avoir épuisé toutes les voies de recours pour rentrer dans leurs fonds. Regroupés dans le département de Pikine, les ex-travailleurs ont trouvé une autre stratégie : celle d’impliquer leurs enfants dans le combat.

Selon Pape Amadou Makhtar Diop, du Collectif des enfants des ex-travailleurs de la Sotrac, il y a plusieurs années que ce combat enclenché par nos parents semble avoir accouché d’une souris.

« Nous avons décidé de porter cette lutte du fait que nous sommes et demeurons les victimes. Il faut que l’Etat règle ce problème. Nous avons décidé de regrouper tous les enfants des ex-travailleurs. Des enfants ont abandonné l’école. Nous allons être à leurs côtés », dit Pape Makhtar Diop.

Dans le même ordre d’idées, Anta Bâ, fille d’un des ex-travailleurs, entend être un bouclier. « Nous sommes tous là pour soutenir nos parents, pour leur montrer qu’ils ont souffert, mais ils ne seront plus seuls pour surmonter cette épreuve », dira cette dernière. Selon elle, la situation que vivent leurs parents reste intenable. Sur ce, elle invite l’Etat à trouver une solution.

« Nous interpellons l’Etat afin qu’une solution soit vite trouvée », prie Anta Bâ. Pour rappel, la Société des transports en commun du Cap-Vert (SOTRAC) a changé d’appellation sous le magistère du Président Abdoulaye Wade, pour devenir Dakar Dem Dikk.






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