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Sa Thiès plus sûr de lui que jamais: «Je terrasse mes adversaires même en commettant des erreurs»

Rédigé par leral.net le Vendredi 7 Mai 2021 à 20:56 | | 0 commentaire(s)|

Sa Thies plus sur de lui que jamais: «Je terrasse mes adversaires même en commettant des erreurs»
 
Sa Thiès ne badine pas avec son combat décisif contre Moussa Ndoye de Yarakh, ficelé par Gaston Mbengue. Pour effacer sa déroute et reprendre la course après sa défaite devant Boy Niang 2, le petit-frère de Balla Gaye 2 doit obligatoirement remporter la palme face à l’expérimenté Moussa Ndoye. Un adversaire de taille qui revient aussi dans l’arène après sa dernière défaite contre Garga Mbossé.  Le jeune Lion de Guédiawaye, accroché chez Gaston Mbengue, révèle qu’il compte bien imposer sa jeunesse pour le combat qui se tiendra le 26 juin prochain à l’Arène nationale. Pour lui, l’issue de ce combat dépendra de sa volonté et il promet du feu à son adversaire.
 
 
Les Echos : Sa Thiès, comment préparez-vous votre combat du 26 juin contre Moussa Ndoye ?
 
Sa Thiès : Je le prépare comme d’habitude avec mon encadrement et mon staff. Avec le Ramadan, je fais deux séances par jour. Je m’entraine de 14h à 16 parfois et après la coupure du jeûne on va travailler à la plage. Je continue mes entrainements comme avant et le reste, on attendra le jour J. Tout ça je le fais rien que pour terrasser Moussa Ndoye.
 
Mais vous avez souvent affiché une plus grande forme lors de vos derniers combats qu’actuellement, comment l’expliquez-vous?
 
(Rire). C’est juste parce qu’on est au mois de Ramadan. C’est normal d’être plus calme. De toute façon, tout le monde a cette attitude en ce mois béni. L’acharnement aux entrainements en période normale ne peut pas être la même qu’en plein Ramadan. D’habitude, on fait trois à quatre séances par jour en temps normal. En plus, on mange à notre guise à l’heure qu’on veut. Contrairement à maintenant, on ne mange pas toute la journée et on s’entraine quand même. C’est seulement à la dernière séance d’entrainement, c’est-à-dire la nuit, qu’on se donne à fond.
 
Votre adversaire, Moussa Ndoye, par contre, affiche la grande forme et une grande confiance actuellement…
 
Oui c’est normal qu’il ait confiance en lui. C’est un grand lutteur. Il a de la force et est technique. Mais je n’accepterai jamais que mon adversaire ait plus de confiance que moi lors d’un combat. J’ai pris ce combat en moins de trois mois. J’ai étudié mon adversaire et je me prépare en conséquence. Je suis plus fort que Moussa Ndoye, beaucoup plus fort.
 
Est-ce que ce combat sera un déclassement pour vous ?
 
Pour mon adversaire, oui, le combat peut être un déclassement, mais pas pour moi. Ce combat utilise plus mon nom que son nom. Néanmoins, après le combat, je peux avoir d’autres ouvertures, mais l’espace sera plus grand pour lui que pour moi.
 
Donc vous voulez dire que vous lui donnez une chance de se relancer ?
Non c’est lui qui m’offre une chance, pas le contraire. Il est dans l’arène bien avant que je ne sois lutteur. Il est d’une autre génération, bien avant la mienne.
 
Est-ce qu’on peut s’attendre à une bagarre lors de ce combat ?
 
En tout cas, ce que je peux vous dire, c’est que j’irai le chercher. Je suis plus jeune que lui. Je sais que les plus grands attendent que les jeunes attaquent et je vais le faire. J’ai plus envie de gagner ce combat que lui. Je n’aurai pas peur de l’attaquer. En tout cas, je n’attends que le coup de sifflet de l’arbitre pour l’attaquer. Je ferai tout mon possible pour prendre le meilleur sur lui. Je ne le menace pas, mais je vais le diriger, c’est clair. De toute façon il le sait déjà.
 
Vous êtes connu pour cet excès de confiance qui vous a souvent causé du tort, surtout lors du combat contre Boy Niang. Vous ne pensez pas que c’est mieux d’y aller avec un peu plus de prudence ?
 
Je ne vois pas pourquoi je ne peux pas avoir confiance en moi. Il n’y a pas un seul lutteur de ma génération qui ait plus de victoires que moi. En plus, ils ont plus de défaites que moi. Tout ça c’est grâce à la confiance que j’ai en ma personne. Je ne pense pas changer. Pour moi, quand on prépare bien son combat, on ne peut pas se permettre d’arriver au jour du combat et faire n’importe quoi. Je ne suis pas du genre à être attentiste. Dès que l’arbitre siffle, on doit montrer le travail qu’on a fait en amont du combat. Je ne souhaite jamais que les gens me voient comme un lutteur qui n’anime pas ses combats. Ce n’est même pas mon genre.
 
On dit souvent que cet excès de confiance est la source de vos erreurs fatales…
 
Oui ! Je suis le lutteur qui terrasse ses adversaires même dans l’erreur. Il y a des lutteurs qui disent qu’ils ne font pas d’erreur alors qu’ils ont plus de défaites que moi. Mieux vaut faire une erreur et gagner son combat que de ne pas en faire.
 
Ne serait-il pas mieux de les éviter ?
 
Je ne fais pas d’erreur tous les jours. En fait, c’est juste du ciblage. Quand je fais deux ou trois erreurs, on me taxe de négligent ou de ne pas suivre les consignes. J’ai eu plusieurs combats impeccables et irréprochables. Même lors de mon combat contre Boy Niang, je ne pense pas avoir fait d’erreur. C’est juste le destin, c’est lui qui devait avoir la victoire, il l’a eue c’est tout. Contre Zarco aussi et Wouly.
 
Ça en fait beaucoup quand même…
 
Mais c’est pour ces combats seulement qu’on me reproche d’avoir fait des erreurs. Contre Moussa Ndoye, par exemple, j’ai suivi exactement les consignes ainsi que contre Mbaye Dia et Boy Sèye. Et pourtant, on m’a dit que j’ai fait des erreurs pour ces combats et malgré tout j’ai eu des victoires. Seulement, je pense juste que c’est parce que j’ai un peu ouvert mon combat par stratégie.
 
Est-ce que ce n’est pas le fait que vous soyez le petit-frère de Balla et le fils de Double Less que ces erreurs sont impardonnables ?
 
Non je ne suis pas dans la logique que je dois me comporter autrement parce que je suis le frère ou le fils d’un lutteur. Mon père ainsi que mon frère ont tracé leurs chemins comme ils ont pu, maintenant c’est à moi de faire le mien. Je ne nie pas qu’ils m’accompagnent du mieux qu’ils peuvent, mais je ne réfléchis pas en termes de «frère de» ou «fils de». Il faut savoir qu’il y a certains lutteurs, si tu veux vraiment combattre avec eux, il faut s’ouvrir un peu, céder un peu. Si on ne se comporte pas comme ça, certains lutteurs ne feront aucun effort pour en finir avec le combat. Ça peut finir par déplaire au promoteur et aux amateurs.
 
Comptez-vous voyager pour renforcer votre forme physique ?
 
Non je ne pense vraiment pas. J’aurais aimé faire un petit déplacement, mais c’est trop juste. On est à moins de deux mois du combat donc ce n’est plus possible. Je reste au Sénégal pour préparer le combat, car il y a ici toute l’expertise qu’il faut. Peut-être la prochaine fois, pour un autre combat j’irais m’entrainer à l’extérieur.
 
 
 



Source : https://www.jotaay.net/Sa-Thies-plus-sur-de-lui-qu...


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